VBG : la problématique des violences conjugales au Sénégal

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En ce début du 21ème siècle, la défense et la protection des droits humains devait être l’affaire de tous et de toutes. En effet, certain pays notamment africains ont ratifié les différentes conventions internationales et régionales interdisant les Violences Basées sur le Genre. Mais rares sont ceux qui ont légiféré là-dessus, pour ne pas dire aucun.

Qu’elles soient économiques, sexuelles, physiques, administratives, verbales ou autres, les Violences Basées sur le Genre font partie des violations de droits les plus fréquentes dans le monde. Et pourtant, aussi bien au niveau international que national, des politiques et programmes sont conçus pour les éradiquer.  C’est le cas notamment des Objectifs du millénaire pour le développement, la Convention sur l’Elimination de toutes Formes de Discrimination à l’Egard des Femmes (CEDEF), etc…

En 2014 et 2015, l’UNESCO travaillait déjà sur la mise en lumière des carences dans l’application du droit sur les questions liées aux genres, et qui portent atteinte aux droits des femmes et des filles.  A ce sujet, on ne peut ne pas parler du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) qui est l’un des principaux organismes des Nations Unies qui s’est donné comme mission

  • de défendre les droits de la femme,
  • de faire progresser l’égalité des sexes
  • mais aussi d’œuvrer pour leur autonomisation.

Au Sénégal, à l’image de la plupart des pays, la problématique des violences basées sur le genre (VBG), a été confinée dans la sphère domestique, où l’État et les pouvoirs n’interviennent que s’il y a « troubles à l’ordre public ». Ainsi Les violences conjugales continuent d’être une réalité au Sénégal, en dépit des nombreuses actions menées par les Ong et associations de défense des droits des femmes et des enfants. En effet, il y a toujours des  femmes qui subissent des violences au quotidien dans leurs foyers conjugaux. Ces violences sont malheureusement perpétrées par leurs maris.

Ces différents facteurs socioculturels pèsent encore lourdement sur le statut de la femme. Ce qui limite leurs chances d’éducation, ainsi que leurs capacités à participer à la vie socio-économique, compromettant sa productivité et entravant sa contribution aux efforts de développement. Force également est de reconnaître que ces violences conjugales dont sont victimes les femmes peuvent être physiques, administratives, verbales ou économiques.

Dossier signé : Yero Guissé, Blogueur-Rédacteur à www.senescoop.net

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