Ousmane Tanor Dieng, 2 ans après : Retour sur le parcours d’une icône de la politique sénégalaise

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Décédé le 15 juillet 2019 à Bordeaux en France, Ousmane Tanor Dieng a été un grand homme politique sénégalais. Ce jeudi, sera célébré l’an II de son décès. Une occasion pour revenir sur le parcours du défunt secrétaire général du Parti socialiste.

Il y a deux ans jour pour jour, Ousmane Tanor Dieng tirait sa révérence à Bordeaux (France), plongeant le Sénégal dans une tristesse indescriptible. Ce jeudi, est jour de commémoration de l’an 2 de sa disparition. Le Sénégal continue de pleurer un grand homme d’Etat. Une icône de la politique sénégalaise. Né le 2 janvier 1947 à Nguéniène, Ousmane Tanor Dieng a été au cœur de l’Etat pendant plus d’une trentaine d’années et assumé de hautes charges dans ce pays. Ayant intégré l’administration sénégalaise en 1976, il a eu à occuper successivement les fonctions de conseiller chargé des affaires internationales au ministère des Affaires étrangères (1976-78), conseiller diplomatique auprès du Président Léopold Sédar Senghor (1978-81), puis auprès du Président Abdou Diouf (1981-88). En 1988, il a été nommé directeur de cabinet, puis ministre-directeur de cabinet toujours sous le président Diouf. Poste qu’il a eu à gérer jusqu’en 1993, année où il a été nommé ministre d’État, ministre des services et des affaires présidentielles.

« Il a accompli son devoir. Il a fait ce qu’il avait à faire. C’est un grand homme d’Etat. Il savait beaucoup de choses dans ce pays. Il a eu à être le premier collaborateur du président Abdou Diouf. Il avait une position stratégique qui lui permettait de recevoir toutes sortes d’informations. Mais, on n’a jamais entendu Ousmane Tanor Dieng déflorer un secret pour parler de choses qu’il ne devrait pas dire », témoignait lors de son décès, l’historienne Penda Mbow qui avait salué, dans la foulée, la discrétion, le calme et la sérénité de l’homme. Me Madické Niang ajoutait : « en homme d’Etat accompli, il a toujours su garder dans son tréfonds les socles de la République. Au nom du devoir de réserve, il les aura gardés jusqu’au bout, sans faillir et jamais un seul d’entre eux n’a pu échapper à son mutisme légendaire ».

Diplômé de l’École nationale d’administration (Enam), option Diplomatie, et de l’École supérieure des travaux publics (Estp), Ousmane Tanor Dieng a marqué aussi le Parti socialiste. Il a été nommé, en mars 1996, premier secrétaire de cette formation politique et secrétaire national aux relations internationales. Membre du bureau politique dès 1988, il a été sept ans plus tard, c’est-à-dire en 1995, secrétaire général de la coordination départementale de Mbour, de l’union des coordinations de Mbour et de l’union régionale de Thiès. Quand le Parti socialiste a quitté le pouvoir en 2000, il est resté pour tenir le parti. C’est ainsi qu’il en a été le candidat aux présidentielles de 2007 et de 2012. D’ailleurs en 2012, au second tour, il avait appelé à voter pour Macky Sall contre Abdoulaye Wade.

En octobre 2016, Ousmane Tanor Dieng est nommé Président du Haut Conseil des collectivités territoriales. Ceux qui l’ont connu et côtoyé le décrivent comme un homme sincère, honnête et loyal. « Il n’a jamais eu un écart de comportement. On a cheminé ensemble dans le respect et la considération. Il avait pris l’engagement de me soutenir dans ma mission. Il n’a jamais failli à ses engagements. Il a toujours été loyal », témoignait le Président de la République Macky Sall pour dire que le défunt était une personnalité politique à cheval sur les principes républicains.