Ousmane Sonko : « Macky Sall se fait dicter par Tony Blair, Nicolas Sarkozy, Jean Louis Bruguière… »

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En faisant adopter la loi portant modification du code pénal et du code de procédure pénale, le président de Pastef – les patriotes est d’avis que Macky Sall se fait dicter sa démarche par des lobbies tapis dans l’ombre. Face à la presse ce 2 juillet, l’opposant a fait savoir que seul le Sénégal dispose d’une telle loi liberticide, vicieuse et dangereuse à travers le monde.

« Le Sénégal n’a jamais eu de problème de terrorisme. Pourquoi le pays éprouve le besoin d’adopter une telle loi. Quel dessein se cache derrière cette loi ? Que chaque citoyen cherche à trouver une réponse à cette question », a soutenu Ousmane Sonko.

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S’expliquant sur le fond du texte, il dira que la loi est la copie conforme du « terrorisme Act », un projet de loi britannique que Tony Blair avait introduit au parlement anglais en 2005 alors qu’à l’époque la Grande Bretagne connaissait des attentats. Cependant, il ne figurait pas dans la loi britannique le délit de droit commun, contrairement à la loi pénale sénégalaise que Macky Sall a exploité pour l’y inclure comme acte terroriste, relève Ousmane Sonko.

« Ce qu’il y a dans cette loi n’existe nulle part dans le monde », a confié le patriote. Dans la forme, le projet de Tony Blair avait suscité des concertations durant au moins 1 an avant de l’introduire au parlement britannique. Et malgré toutes ces démarches, la loi n’avait pas empêché Tony Blair de récolter sa plus grande défaite politique, a-t-il expliqué.
Pour Ousmane Sonko, pire que le parlement anglais, l’Assemblée nationale a adopté la loi sur le terrorisme en procédure d’urgence.

« Macky Sall se fait dicter des lois, il se fait souffler dans l’oreille. Parmi eux, Tony Blair qui est venu à de multiples reprises au Sénégal. Il est très fréquent dans le pays. On sait tous que Tony Blair est un spécialiste de la manipulation ethnocentriste au Kossovo, en Irak, en Libye », a-t-il confié.

La deuxième personne qui sert de conseiller au président Macky Sall est Nicolas Sarkozy.
« L’homme qui a fait assassiner lâchement Mouammar Khadafi était au Sénégal entre le 10 et 14 juin, une semaine avant l’adoption de la loi », a dit l’opposant.

Il cite aussi le spécialiste de la lutte antiterroriste, l’ancien juge Jean Louis Bruguière qui, dit-il, était à Dakar le 26 mai 2021.

« Ce monsieur s’est doté d’un cabinet de conseils en matière de lutte contre le terrorisme. Il a signé des contrats juteux un peu partout en Afrique. En réalité, c’était un spécialiste de la traque des opposants africains. Tout opposant africain est terroriste pour lui et il est grassement payé pour le faire », a allégué Sonko. L’opposant a assuré que la France était au coeur de la démarche de Macky Sall. À l’en croire, des sociétés mercenaires traitent avec le gouvernement du Sénégal.

« Macky Sall a ouvert ses portes à toutes sortes de sociétés mercenaires depuis que le pétrole et le gaz ont été trouvés au Sénégal. Il est temps que la France lève son genou de notre cou. Il est temps que la France nous foute la paix (…) Son complot avec Macky Sall vise à lui faire acquérir un 3ème mandat. Nous n’acceptons plus que la France nous impose des candidats », a-t-il confié renseignant que tout le gratin de l’exploitation du pétrole et du gaz est au Sénégal pour négocier dans le dos du peuple sénégalais.

L’opposant hostile au régime de Macky Sall est également d’avis que la menace politique et citoyenne fonde la méthode du gouvernement avec sa loi sur le terrorisme.

« Le Pastef est une cible principale. Seul le parti a initié un mode de financement innovant et participatif. Nous avons entendu le ministre de l’intérieur menacer de dissolution le Pastef, nous l’attendons de pied ferme », a martelé Ousmane Sonko qui a d’ailleurs profité de sa sortie pour lancer officiellement, la reprise de la campagne “Nemmékou tour” qui vise à davantage conscientiser le peuple sénégalais…

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