« Nous n’accepterons plus la mendicité étrangère »: la mise en garde de Bamba Cissé à l’Assemblée

Le ministre de l’intérieur Mouhamadou Bamba Cissé a lancé un avertissement ferme à l’Assemblée nationale, dénonçant la montée d’une mendicité entretenue par des étrangers et appelant à l’application stricte du Code pénal qui l’interdit au Sénégal.

Interpellé à l’Assemblée nationale sur la question de la mendicité, lors du vote du budget du ministère de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé a livré une analyse sans détour sur l’évolution de ce phénomène au Sénégal. Selon lui, « historiquement, le Sénégalais ne connaissait pas la mendicité, la solidarité était plus familiale. C’est lorsque la chaîne de solidarité s’est rompue que certains ont commencé à tendre la main par pauvreté ».

L’avocat estime que la mendicité est désormais devenue « un fléau » et rappelle que « le code pénal l’interdit ». Il pointe également une forme de mendicité entretenue, selon lui, « par des personnes de nationalités étrangères ». À ce propos, il affirme que « les lois de la CEDEAO permettent au pays d’appliquer leur propre loi », précisant que « la libre circulation des personnes n’interfère pas dans les lois pénales ». Il évoque à cet égard « le principe de l’autonomie du droit pénal », rappelant que « la mendicité et le vagabondage sont interdits au Sénégal ».

Dans ce contexte, Mouhamadou Bamba Cissé se montre catégorique : « Ainsi, nous n’accepterons plus que des étrangers viennent au Sénégal vivre de la mendicité. » Il assure que les effets des mesures déjà prises sont visibles : « De plus en plus, vous remarquerez qu’il y a moins de mendiants au centre-ville, au niveau de la corniche et dans d’autres zones. »

A noter que le projet de budget 2026 du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique est arrêté à 220 005 608 585 FCFA en crédits de paiement, tandis que les autorisations d’engagement pour le même exercice atteignent 222 257 775 532 FCFA

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