Mauritanie : Samba Thiam et Kaaw Touré soufflent leur 7 bougies à Nouakchott

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Le 24 septembre 2013 marque le retour à Nouakchott des deux combattants de la liberté les plus célèbres en Mauritanie après plus de deux décennies d’exil aux Etats-Unis et en Suède. C’est le début d’une nouvelle ère pour le président des FPC Samba Thiam et son porte-parole Kaaw Toure.

7 ans déjà jour pour jour que Samba Thiam et Kaaw Touré avaient pris le chemin du retour sans tambours ni trompettes pour un redéploiement actif du premier mouvement de libération africaine de Mauritanie après plus de deux décennies d’exil.

Le président charismatique et son porte-parole entendaient faire de cette deuxième étape de la longue marche vers la liberté une mutation politique pour une opposition constructive contre un système qui perdure depuis les indépendances.

La création des FPC une année plus tard s’inscrit dans cette démarche. Ce retour des deux plus célèbres combattants de la liberté est considéré par les observateurs comme une volonté politique de jouer le jeu de la démocratie et surtout de contribuer à la réconciliation nationale.

C’est un 7eme anniversaire qui revêt une signification particulière sur la scène nationale au moment où Samba Thiam vient de partager avec son ancien compagnon de cellule à Oualata le prix de la reconnaissance de leurs compatriotes de la diaspora et en Mauritanie. 7 ans de présence sur le sol national marqués par un parti incontournable sur le paysage politique et dont les avancées au niveau de son implantation à Nouakchott et à l’intérieur du pays ne sont plus à démontrer.

Les FPC se positionnent aujourd’hui comme un parti de l’opposition anti-système et le fer de lance d’un parti d’avant-garde des libertés. Son premier baptême à une présidentielle est une réussite au niveau d’une nouvelle offre politique pour une Mauritanie apaisée et réconciliée.

En soufflant leur 7 bougies Samba Thiam et Kaaw Touré envoient un message aux autorités de Nouakchott que la non reconnaissance des FPC est une anomalie qu’il faut corriger pour consolider l’unité nationale et la cohésion sociale.

Yaya Cherif Kane- Journaliste Rouen- France.
📷 Crédit photo: Jeune Afrique.

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