Magal – Diakhaté Diakhaté sans masque : «Ce qui a privé les musulmans d’aller à la Mecque doit les priver de tout rassemblement»

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Moustapha Diakhaté n’ira pas au Magal de Touba cette année. L’ancien chef de Cabinet du président de la République estime que le contexte ne s’y prête pas. Pour lui, «ce qui a privé les musulmans d’aller à la Mec­que doit les priver de tout rassemblement».

C’est une première qui fera date dans les annales du Magal de Touba. Une voix, et pas des moindres, s’élève publiquement contre son organisation cette année. Il s’agit de Moustapha Diakhaté. Le membre fondateur de l’Alliance pour la République (Apr), dans une interview accordée à Dakaractu, estime que «ce qui a privé les musulmans d’aller à la Mecque doit les priver de tout rassemblement».

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Une position bien assumée qui a poussé l’ancien chef de Cabinet du président de la République a déclaré : «Depuis deux ans, nous ne sommes pas allés à la Mecque. Celui qui a renoncé à aller en ce lieu saint doit aussi accepter de renoncer à des Magal ou des thiants à cause de la pandémie. Ces types de rassemblements, je n’y prends pas part.»

Moustapha Diakhaté n’est pas la seule personnalité politique à afficher cette position. En effet, l’ex-magistrat Ibrahima Hamidou Dème a soutenu que «les autorités doivent avoir le courage d’interdire les rassemblements religieux et les autres types de rassemblements, en attendant que l’on sache où l’on va avec cette pandémie». Invité de la Rfm ce jeudi, M. Dème estime que «nous sommes en train d’assister à une recrudescence de la pandémie qui a atteint des niveaux préoccupants. S’il y a une autre flambée de cette maladie, nous courons le risque que la situation devienne incontrôlable alors que notre système de santé est très fragile. C’est pourquoi je pense que le débat sur le maintien de certains évènements religieux doit être posé d’abord par l’Etat, la classe politique, la société civile, le personnel de santé, qui ont tous ce devoir».

Pour l’heure, les autorités ne semblent pas aller dans le même sens. Prévu le 25 septembre, le Magal a déjà fait l’objet d’un Comité régional de développement (Crd) afin de jeter les bases de sa préparation. La rencontre a été organisée à la gouvernance de Diourbel. Ainsi pour «une bonne couverture médicale», le médecin-chef de la région de Diourbel, le Docteur Mamadou Dieng, a annoncé l’implantation de 180 points de prestation au niveau de la région. Mieux, a-t-il informé, «5 760 agents de santé viendront en renfort pour prendre en charge les pèlerins lors du Magal», devant le gouverneur Gorgui Mbaye, en présence de Cheikh Bassirou Mbacké Abdou Khadre, président du comité d’organisation de ce grand événement religieux qui va réunir des milliers de personnes.

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