L’ex rappeuse Diam’s se confie : « L’Islam m’a sauvé la vie… » (Vidéo)

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Diam’s s’est confiée sans filtre, face caméra, dans Sept à Huit. L’ex-rappeuse de 41 ans, qui sort son documentaire « Salam », s’est livrée sur sa tentative de suicide, ses journées « insupportables », le voile, sa « vie de maman » et a dénoncé les « mensonges ». L’artiste a également révélé qu’elle comptait se retirer des réseaux sociaux…

Les apparitions médiatiques de Diam’s se font (un peu) moins rares, depuis que l’ancienne rappeuse a présenté son projet de documentaire, Salam, qui a été diffusé au Festival de Cannes en mai dernier et sort désormais en salles le 1er juillet. Mélanie Georgiades, son nom de naissance, a accepté de se confier face aux caméras de Sept à Huit, dans une émission diffusée le 26 juin, et s’est notamment exprimée sur le voile. « Quand on parle d’une musulmane, on ne parle pas que du voile. Et d’ailleurs, je ne suis pas qu’un voile. Je suis une femme. Je ne suis pas qu’une femme voilée, je suis une femme, comme toutes les femmes« , a-t-elle détaillé.

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Diam’s : ses journées « insupportables »

Le passé de l’interprète de La Boulette est lourd. A 14 ans, Diam’s fait une tentative de suicide. « Je me questionnais déjà sur les injustices, la méchanceté des uns, l’ingratitude des autres, la trahison, et puis peut-être effectivement l’absence de mon père, ma mère qui travaillait beaucoup, je réfléchissais à tout ça tout le temps« , a-t-elle détaillé.

L’ex-rappeuse, désormais âgée de 41 ans, a également raconté le mal-être qui la rongeait à l’époque où elle était à l’apogée de sa carrière. « Deux heures de concert sur une journée, c’était deux heures où j’oubliais mes problèmes. Mais il y a vingt-deux heures à vivre à côté. Ces vingt-deux heures là sont insupportables« , s’est-elle souvenue. Et d’ajouter: « Aujourd’hui, je vois la gloire un peu comme l’ivresse : quelque chose d’hyper fort qui me remplissait d’un coup, et ensuite il était très dur de redescendre. Comme un cercle vicieux, parce qu’on en veut toujours plus. J’aurais voulu que ça ne s’arrête jamais« .

Diam’s : sa conversion à l’Île Maurice

Alors, Mélanie trouve refuge dans l’islam, grâce à une amie qui lui montre le chemin. « Je suis Sousou (son amie, ndlr) qui est en prière, et je me prosterne. J’ai le front posé au sol. À ce moment-là, je suis convaincue que je suis à l’endroit où je dois être pour pouvoir parler à Mon Seigneur« , a-t-elle expliqué. A l’époque, l’artiste, née chrétienne, s’envole vers l’île Maurice, prend du temps pour elle, lit le Coran… et décide de se convertir. Elle a enfin trouvé la paix.

Dès lors, Diam’s sait qu’elle doit prendre la décision de mettre fin à sa carrière. Elle fait aussi le choix de se voiler, pour respecter la religion le plus fidèlement possible. A l’époque, des clichés pris par des paparazzi sur lesquels on l’aperçoit sortir d’une mosquée, voilée, sont publiés dans les médias. « Ce qui a été dur, c’est qu’on m’a accusée de m’afficher comme ça, de prôner cela. Que les choses soient claires, moi je suis juste allée me recueillir dans un lieu de culte« , a-t-elle tenu

Diam’s se confie sur le voile et dénonce les « mensonges »

Les scandales pleuvent au fur et à mesure que la jeune femme avance dans ce nouveau chemin de vie. Certains soupçonnent même que son époux la force à mettre le voile. « C’est des mensonges. Moi quand je me suis convertie, j’étais une femme célibataire« , a souligné celle qui est aujourd’hui mariée à l’ex-rappeur Faouzi Tarkhani.

Heureusement, pour les proches de Diam’s, le voile n’a jamais été un problème: « Je remercie Dieu de m’avoir mis dans une famille comme la mienne car je n’ai jamais pu imaginer que ce serait un tel sujet de conflit. Chez moi, ma mère n’a jamais eu de problème. Mon père non plus. C’est un non-sujet chez nous« . Et d’ajouter: « Je trouve injuste qu’on demande aux femmes voilées de porter tout ce qui se passe dans le monde ! Je suis désolée que certaines en souffrent. Mais nous, celles qui avons décidé de le porter, on ne vit pas les choses comme certains peuvent le pense« .

Diam’s : sa « vie de maman »

Aujourd’hui, la mère de Maryam, 10 ans, Abraham, 7 ans, et Luqman, 5 ans, s’épanouit loin de la lumière des projecteurs: « J’ai une vie de maman. Toute maman vous dira que ça remplit une journée. Aujourd’hui, cette famille, c’est un peu comme un rêve, même si je sais qu’on peut se construire sans ». 

Après la sortie de son film dans les salles obscures, l’ex-rappeuse souhaite se retirer à nouveau de la vie médiatique et prévoit même de se retirer d’Instagram. « Je ne pense pas rester sur les réseaux après la sortie de ‘Salam‘. J’espère que vous comprendrez« , a-t-elle déclaré en Story. De la lumière à l’ombre, une nouvelle fois

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