Lettre ouverte à la CSS, son DRH et son chargé de la sécurité : quand la mémoire, la dignité et la sécurité sont piétinées (Par Boubacar Kambel DIENG)

M. Faye, responsable de la sécurité de la Compagnie Sucrière Sénégalaise, M. Ndiaye, directeur des ressources humaines, ce que vous faites aujourd’hui à la CSS n’est pas seulement indigne, c’est une trahison.

Une trahison de l’esprit de loyauté, d’humanité et de responsabilité qui a jadis animé Jean-Claude Mimran, votre patron.

Je suis convaincu à 200% qu’il n’est pas informé de vos pratiques, autrement, vous n’auriez pas osé agir ainsi.
Vous ne respectez ni la vie humaine, ni la souffrance, ni la dignité.

Laissez-moi vous rafraîchir la mémoire : Jean-Claude Mimran, au début des années 80, a tout fait pour sauver notre oncle maternel Talam Diéye, un homme de devoir, une figure de loyauté, un pilier de la CSS, respecté et admiré.

Il était l’un des meilleurs connaisseurs du fonctionnement du service des Moulins.
Lorsqu’il est tombé gravement malade, Jean-Claude Mimran n’a pas hésité une seconde.
Il l’a fait évacuer en France pour le faire soigner. Malheureusement, il est décédé là-bas. Et c’est Jean-Claude Mimran lui-même qui a rapatrié son corps au Sénégal, avec la promesse de soutenir ses deux veuves et de recruter ses enfants une fois en âge de travailler.
Voilà ce que signifie diriger avec cœur et honneur.

Aujourd’hui, vous, héritiers administratifs de cette entreprise, vous vous planquez derrière vos titres pour fuir vos responsabilités.
Vous traitez les victimes comme des dossiers encombrants.

Vous osez marchander un simple déplacement médical entre Richard-Toll et Saint-Louis, alors qu’un de vos camions, mal entretenu, mal contrôlé, a failli briser la vie de Nd. S. Dieng.
Ce n’est pas un détail : un pneu de plusieurs centaines de kilos, voire une tonne, s’est détaché et a violemment percuté cette femme, causant trois fractures graves au bras. Aujourd’hui encore, les médecins ne savent pas si son bras pourra être sauvé.

Cet accident n’est pas un simple incident. C’est le résultat direct de votre négligence. Une défaillance mécanique évitable. Un défaut d’entretien. Un abandon inacceptable de vos obligations de sécurité. Et au lieu de prendre vos responsabilités, vous minimisez, vous tergiversez, vous fuyez.

Interrogez vos archives. Fouillez vos dossiers. Redemandez les anciens registres du service des Moulins de la CSS, ou même les notes internes des années 70-80. Vous y trouverez ce nom : Talam Diéye.
Et surtout, vous comprendrez qu’il est l’oncle maternel de votre victime actuelle. Oui, celle que vous traitez aujourd’hui avec un mépris indigne.

Quand vous croiserez votre patron, Jean-Claude Mimran, ayez le courage, si vous en êtes capables, de lui parler de Talam Diéye.
Observez bien sa réaction. Vous comprendrez alors à quel point vous vous êtes éloignés de l’esprit et des valeurs qui ont autrefois fait la grandeur de cette entreprise.

Après cet accident « honteux », vous devriez tous avoir la décence de démissionner.

La CSS mérite mieux.
Richard-Toll mérite mieux.
Le Sénégal mérite mieux.

Et ce n’est que le début.

BKD…

Partagez sur :