L’écrivaine sénégalaise Aminata Sow Fall célèbre ses 85 ans

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L’universalité de ses romans ne fait plus l’ombre d’un doute. Celle que l’on surnomme avec affection, la “Grande royale de la littérature sénégalaise”, séduit par l’élégance de sa plume. Jamais un mot de trop. Juste ce qu’il faut pour se faire comprendre

Elle ne cherche pas une notoriété par les médias et ne rue pas non plus dans les brancards par un discours tapageur ou racoleur, comme savent si bien le faire certains de nos intellectuels. Elle, on ne l’entend presque jamais. Elle se contente d’exprimer sa vision du monde par ce qu’elle sait le mieux faire. L’écriture !

Elle ne le dit pas souvent, mais de toutes les femmes écrivaines du continent, elle demeure celle qui porte le souffle de beaucoup de jeunes et vieux du monde. L’universalité de ses romans ne fait plus l’ombre d’un doute. Aminata Sow Fall, celle que l’on surnomme avec affection, la “Grande royale de la littérature sénégalaise”, séduit par l’élégance de sa plume. Jamais un mot de trop. Juste ce qu’il faut pour se faire comprendre. Elle est loin du clinquant ou de cette race d’intellectuels qui pérore dans les médias à longueur de journée, en se répétant à l’envi.

« Il y a quelque chose de paradoxal chez vous. Vous êtes présente sur la scène littéraire sans être visible. Au Sénégal, par exemple, vous êtes presque effacée. » A cette question posée par une journaliste doublée d’une critique littéraire, Mme Aminata Sow Fall répondait avec ce sourire maternel qui ne la quitte presque jamais, ceci : « Cela est dû à mon tempérament. C’est aussi une question de choix. Je ne fais que ce que j’ai à faire et ce que je sais faire. Et ce que je sais faire, c’est écrire. J’y mets toute ma passion et mon énergie. Je ne cherche pas à me faire voir, à me créer une audience. C’est le seul domaine où je suis fataliste. Je ne vais pas au-devant des choses. Je suis de nature plutôt retirée. Je ne vais pas, par exemple, intervenir dans le domaine politique. Si je dois le faire, ce sera à travers la littérature… ».

C’est à cette pionnière de la littérature africaine francophone, Grand prix de la Francophonie de l’Académie française (2015), que “Le Témoin” rend hommage, à l’occasion de la célébration de son quatre-vingtième anniversaire, ce mardi 27 avril 2021, à travers la plume de femmes et d’hommes de culture. Que Dieu lui prête vie, encore et encore !

Le Témoin