Le vote, un acte civique et citoyen (Par Amadou Tidiane Ndongo)

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‘‘Chaque génération doit dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir.’’ Ces propos de Frantz FANON méritent une forte méditation pour nous, Peuple Sénégalais.

Car il me semble qu’aujourd’hui, on ne prête pas une grande attention à cela. C’est peut-être faute d’éducation ou la non-conscience de la gravité de la situation, mais une solution devrait être envisagée urgemment.

Je me demande comment ça a pu déborder à ce point ? Dès l’aube des temps, nos ancêtres se sont investis pour consolider notre indépendance, garantir l’unité et le bien du peuple.  Ce legs qu’ils nous ont laissé, présente beaucoup de difficultés au niveau de la gérance.

Pourquoi les actes tels que la corruption, le mensonge, la fourberie constituent-ils la base des relations entre les individus. Les Hommes de parole, on en voit presque plus de nos jours. Le faire qui était alors consubstantiel du dire ne l’est plus de nos jours. Nos dirigeants qui, dans l’exercice de leurs fonctions,  devraient favoriser le maintien des normes communes aussi bien que des bonnes mœurs, sont alors ceux qui les enfreignent.

Ainsi, nous peuple, subissons tout au nom des mauvais choix que l’on a fait. Tous sont les mêmes. Tous ont de bonnes idées selon chacun de nous, Tous disent d’énormes conneries selon chacun de nous. Dans cette perspective, le choix s’impose forcément car s’abstenir de choisir, c’est laisser des intérêts particuliers reprendre la main sur le pouvoir. Et là, c’est nous peuple qui payons les pots cassés car beaucoup dirigent pour les avantages et les privilèges que ça leur apportent et peu le font par dévouement et l’intérêt général, pour le bien commun.

Le vote est à la fois une affaire personnelle et une affaire collective car, certes, on fait un choix personnel mais celui-ci devrait être dicté par la volonté du peuple c’est-à-dire le bien commun, l’intérêt général. Malheureusement, de nos jours, on ne vote plus pour notre bien à nous le peuple mais pour d’aucuns les liens de parenté et pour d’autres c’est soit l’argent, un poste convoité ou soit le  principe du ‘‘vote –moo fiii seuss-’’.

Au Sénégal, le vote est facultatif c’est-à-dire que l’on a le choix entre voter et s’abstenir. Mais Edmund Burke disait que ‘‘Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien.’’

D’où la nécessité de faire le choix, le bon. C’est quelque chose de sérieux et on ne tâtonne pas avec du sérieux. D’ailleurs, la première des passivités, c’est de ne pas s’exprimer les rares fois où nous le pouvons. Comment prétendre à l’émergence dans cette optique ?

Le vote est un des droits les plus absolus d’un citoyen. Le secret du vote paraît être une garantie de la liberté, de l’indépendance.  Si les gens que nous soutenons ne sont pas attentifs à nos souhaits nous peuple c’est bien parce qu’on la voulu car après tout le Sénégal est un pays démocratique donc la Souveraineté appartient au Peuple.

L’habituel appel à la participation électorale prend ainsi une importance capitale. Notre carte d’électeur étant notre seule arme pour mener quelqu’un de compétent au pouvoir ; par conséquent, celui qui s’abstient de voter fuit  donc ses responsabilités de citoyen à se battre pour la paix et pour l’avancement de la société.

Cependant, le choix d’une personne particulière est d’une importance capitale et le seul bon choix, c’est de voter  pour le peuple. Malheureusement, l’argent illicite, les postes non mérités, la corruption, les promesses en l’air, sont aujourd’hui les critères de vote au Sénégal. Pourquoi ne peut-on pas distinguer les vies privées, les liens de parenté des vies professionnelles ?

L’avenir de notre pays est bien trop important pour être laissé entre les mains de mauvais dirigeants. Il est vraiment déplorable qu’un citoyen conscient privilégie sa personne au regard de son pays, et ceci pour des intérêts personnels.

La logique serait d’élire le meilleur. Et si tous sont les mêmes et que Tous sont mauvais, la logique serait d’élire le moins mauvais car il faut quelqu’un forcément pour diriger. Si l’on élit toujours les mêmes et que l’on n’a pas le courage de prendre d’autres directions, c’est là un problème très critique.

Et nous, citoyens, acceptons tout et n’importe quoi. Sans jamais prendre le temps et faire des efforts pour vérifier ce qu’on nous promet pendant les campagnes électorales.

Pourquoi n’avons-nous pas le temps et la possibilité intellectuelle ?

Le vote c’est faire un choix, prendre une partie, décider de l’avenir du pays, choisir les représentants du peuple. Ainsi, il est alors de notre responsabilité de porter au pouvoir plutôt ceux qui défendent l’idée que le pouvoir doit être contrôlé et rendre des comptes au peuple que ceux qui ne sont la que pour leurs poches.

L’électeur progressiste est adulte, il choisira donc en conscience. Etant donné que nous sommes seuls, devant l’isoloir, sans guide ni mentor, pour décider de l’avenir du pays, j’espère que l’on fera très attention et que l’on coordonnera le cœur et la raison.

Soyons conscient que le choix concerne notre avenir, l’avenir de nos frères et sœurs, l’avenir du pays. Prenons des choix qui mèneront le pays vers le développement et des choix pour une longue durée car n’oublions surtout pas que ‘‘les Hommes passent mais les institutions restent’’ donc autant prendre conscience de nos choix et les tenir pour le bien de notre peuple pour un développement rapide et durable.

Amadou Tidiane NDONGO from DOA

tizndongo356@gmail.com