Le Real Madrid est-il avantagé par l’arbitrage à Bernabéu ?

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Qualifié par miracle face à la Juventus mercredi (1-3), le Real Madrid s’en est sorti grâce à un penalty sifflé dans le temps additionnel. Une décision polémique qui a soulevé un débat récurrent : et si le Real était avantagé à Bernabeu ? On tente d’y voir plus clair.

Así…así…así gana el Madrid“. “C’est comme ça que gagne Madrid“. Dans ces moments-là, l’ironie aide beaucoup. En reprenant les paroles du célèbre hymne madrilène pour l’adapter aux évènements, certains internautes ont pris un malin plaisir à affirmer une chose : le Real Madrid n’en serait pas là sans l’aide des arbitres.Et ce n’est pas la soirée de mercredi qui va calmer les plus virulents. Logique : un penalty sifflé à la 93e, transformé à la 97e et une expulsion contre Gigi Buffon pour protestation. Sans ces arrêts de jeu surréalistes, le Real n’aurait pas passé le même genre de soirée. Ça, c’est sûr.Alors, le Real aidé par l’arbitrage dans son jardin ? On a essayé d’y voir plus clair.

  • La période retenue : les 5 dernières années, où le Real a gagné le trophée à trois reprises.
  • Les matches retenus : phase finale de Ligue des champions au Bernabéu, pour voir si “l’arbitrage maison existe”. On y a ajouté les différentes finales également.
  • Les critères retenus : les choix arbitraux en faveur ou non lors de ces matches.

2017-2018 :

2016-2017 :

  • 8e de finale, Napoli (3-1) : RAS
  • Quart de finale, Bayern (4-2, a.p) : expulsion injustifiée de Vidal, deux buts hors-jeu de Cristiano Ronaldo, Casemiro non-exclu
  • Demi-finale, Atlético (3-0) : RAS
  • Finale, Juventus (1-4) : Cuadrado expulsé (deuxième jaune) pour une poussette sur Ramos

2015-2016 :

  • 8e de finale, AS Roma (2-0) : RAS
  • Quart de finale, Wolfsburg (3-0) : RAS
  • Demi-finale, City (1-0) : RAS
  • Finale, Atlético (1-1, a.p.) : Sergio Ramos hors-jeu sur le coup-franc de Kroos

2014-2015 :

  • 8e de finale, Schalke (3-4) : penalty non-sifflé sur une main de Khedira
  • Quart de finale, Atlético (1-0) : expulsion de Turan après deux avertissements, le deuxième pour contestation
  • Demi-finale, Juventus (1-1) : penalty sifflé malgré la simulation de James Rodriguez

2013-2014 :

  • 8e de finale, Schalke (3-1) : RAS
  • Quart de finale, Dortmund (3-0) : Penalty non-sifflé sur une faute de Xabi Alonso
  • Demi-finale, Bayern (1-0) : RAS
  • Finale, Atlético (1-4, a.p) : Le temps additionnel de 5 min qui permet à Ramos d’égaliser

Bilan

Au Bernabéu, Madrid n’a pas eu de grosses décisions en sa défaveur. C’est même plutôt l’inverse. Cette saison, c’est aussi parce que le Real a souvent été malmené dans son antre que l’injustice a semblé plus flagrante. Mais, pour le PSG comme pour la Juve, difficile de crier au complot.Le Real s’est simplement fait arbitrer comme un grand à la maison. La Juve sait de quoi il s’agit en Serie A. Des exemples similaires, l’histoire du foot en a produit des centaines. Les vrais “scandales” résident finalement dans cette victoire face à Munich la saison passée ou dans ce but hors-jeu accordé à Ramos en finale 2015. Mais c’est aussi la beauté du foot de produire de l’injustice. C’est ainsi. Cela fait mal. Sauf au Real.

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