Le nouveau Sénégal et ses questionnements ! (Par Djibril Diaw)

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Nouveau accoutrement, qu’a t-on raté ?
Les jeunes sensés trouver leur salut dans l’apprentissage sont victimes de la mode. Et de quelle manière ? Combien de fois vous êtes-vous posés la question à savoir quand de loin vous apercevez un jeune vous vous demandez si c’est un jeune garçon ou jeune fille ?

Quant à moi celà m’arrive chaque jour que Dieu fait. Les jeunes s’habillent n’importe comment de nos jours. Le distinguo est rare ou inexistant ces dernières années. Ces mêmes vêtements destinés aux filles sont portés par les garçons et vice versa.

Voir un garçon avec un déchiré me déchire au plus profond de moi d’autant plus qu’un pantalon serré. “Ba aduuna di baax goor moomul dangal” (Le serré n’est pas destiné à l’homme).
En voici un parfait exemple du rappeur Wizaby “Jooni gorko boornoto bas kaalda e mum ina siñña ñiiñe” (L’homme porte un bas tu lui parles il te montre ses dents).

Eduquer ne se limite pas seulement à envoyer un enfant à l’école ou au dahra, faire attention à son choix vestimentaire est partie intégrante de son devenir.

Le surveiller c’est lui dicter une bonne fréquentation car les mauvaises fréquentations conduisent inévitablement à de mauvaises habitudes.

L’abus du smartphone et des réseaux sociaux, à quels fins ?
Le smartphone est une invention pour faciliter une communication mobile, maniable et rapide.

Les réseaux sociaux à l’image de Facebook, Instagram, Whatsapp, Snapchat, Tik Tok et j’en passe sont une invention pour que le monde soit un village planétaire d’où la facilitation de la communication. Mon constat est qu’au Sénégal on a tendance à tomber dans l’abus. L’usage abusive a permis de nos jours à promouvoir la médiocrité à toutes les échelles de la société. Il suffit d’avoir un bout de smartphone, d’un pass internet de 10 Méga Octets (MO) et des applications qui vous modifie jusqu’au point de ressembler à un top modèle pour s’inventer une vie. Et bien sûr s’en suit une imagination d’ennemis alors que vous n’êtes même pas connu des voisins. Je me rappelle toujours de cette jeune fille trouver dans un supermarché de la place, venue acheter un paquet de chips à 100 francs et qui fait snap de 10 secondes pour crier haut 《Ennemy doundeul》.

Nos plateaux de télévision, quel gâchis !
Sois ancienne miss Sénégal, grande gueule comme Birima, ou insouciante et ignorante comme Adja Astou pour remporter la palme d’or du meilleur animateur de télé. Ce pays n’avancerait t-il pas de dos ?
Nos télévisions ont le même programme allant des émissions matinales avec des animatrices aux maquillages qui raviraient la vedette aux clowns, en passant par les fameuses émissions de religions avec chaque Oustaz au savoir propre, et les plateaux de causeries pour soi-disant discuter des faits divers de la société sénégalaise. Je me retrouve à avoir une once de pitance pour nos vaillants journalistes au savoir incontestable même si certains iront vendre leur maison de presse au plus offrant. Car il faut le souligner les animateurs ont pris une ascension fulgurante dans les plateaux télé. Ils sont donneurs de leçons alors qu’eux-mêmes devraient être les principaux élèves. La course vers le buzz devient une obsession sans faille dans ce milieu c’est pourquoi le débat est devenu stérile allant du coq à l’âne et pourtant capte l’attention du peuple.
Dans la fameuse série IDOLES, l’une des rares séries que je suis, saison 07 épisode 08, j’ai capté cette discussion : 《Le gouvernement utilise cette presse médiocre pour distiller les fakes news afin d’endormir le peuple pour ne pas penser aux priorités》.

Pour que ce pays puisse aspirer à l’émergence il est primordial de repenser un autre modèle. Eduquer le peuple s’avère être le fondement de base.
Un autre Sénégal est possible si chacun de ces citoyens y met son grain de sel.

Djibril Diaw
Citoyen Errant
djibson9@gmail.com

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