Lancement du Collectif des artistes et acteurs des cultures urbaines fulani (Caacuf)

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Le Collectif des artistes et acteurs des cultures urbaines fulani (Caacuf) a été porté hier sur les fonts baptismaux. Selon son porte-parole, c’est un cadre qui regroupe des associations et des structures fulani, évoluant dans le secteur des cultures urbaines au Sénégal et dans les diasporas.

Ainsi, depuis sa mise en place en 2017, dénonce-t-il, le Fonds de développement des cultures urbaines (FDCU) semble être un fonds des grandes villes du Sénégal, car certaines localités de l’intérieur du pays ne sont pas bien servies, laissant ainsi naitre des frustrations sur la répartition nationale du fonds, alors que le FDCU est un bon fonds qui booste la culture urbaine sénégalaise, car son impact sur le plan économique, social, éducatif demeure visible aux yeux de tout le monde.

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Fort de ce constat, dit-il, ils ont jugé nécessaire de mettre en place ledit collectif qui a pour but d’améliorer les conditions de travail des artistes et acteurs fulani, d’orienter et d’accompagner les uns vers une structuration dans le secteur des industries culturelles et créatives. « Le Caacuf se veut un cadre de réflexion, jouant un rôle d’intermédiaire entre les institutions locales et les structures des cultures urbaines fulani dans le Fouta et environs.

Il travaille sur un projet fédérateur qui consistera à faire un recensement de tous les acteurs des cultures urbaines fulani, les festivals hip-hop, résidences de création, de production, de formation, les colloques, les partenariats de tous les projets liés aux cultures urbaines dans le Fouta et la diaspora. Pour une bonne planification de ce projet d’intérêt général, nous avons acquis deux bureaux.

Ils joueront le rôle d’une agence de consultation qui collabore avec les artistes et les acteurs culturels sur la structuration et la formalisation de leurs dossiers de candidature au Fonds de développement des cultures urbaines et des industries créatives (FDCU) ainsi que sur d’autres projets culturels et artistiques individuels », a confié Safouray hier lors d’un point de presse. Les objectifs du collectif sont, entre autres, de répertorier tous les artistes et acteurs culturels fulani au Sénégal et dans la diaspora et d’implanter deux bureaux à Dakar et à Matam qui vont servir de pôle d’encadrement et d’orientation pour les projets culturels, entre autres.

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