La leçon d’un collège sur le management au « Cas par cas » et le télétravail : Une nécessité, pas une option (Par Boubacar Kambel DIENG)

Ce jeudi 27 mars 2025, vers 11h30, après une réunion en ligne avec sa coéquipière, Omar Diop, mon collègue et voisin de couloir, est venu me saluer dans mon bureau.

Il n’avait même pas eu le temps de me dire bonjour plus tôt, tant il était pressé.
Sa coéquipière l’avait attendu plusieurs minutes, l’avait appelé sans succès, puis on avait entendu le bruit précipité de ses pas dans les couloirs.
Finalement, il arriva, essoufflé, mais toujours avec cette courtoisie qui le caractérise.

Je l’accueillis avec un sourire moqueur, soulignant son retard. Il rit, puis lança aussitôt le débat sur le télétravail. « C’est parfois plus efficace que d’être ici physiquement », affirma-t-il.

Il cita l’exemple d’une grande entreprise de téléphonie qui réalise des milliards de chiffre d’affaires et qui permet à certains employés de travailler à distance.
« Des réunions comme celle que je viens de terminer, je pouvais très bien les faire de chez moi », ajouta-t-il avec conviction.

Puis, il aborda le management. « Gérer des humains, ce n’est pas comme gérer des animaux », déclara-t-il d’un ton assuré, debout face à moi, animé par son discours.

« Si tu donnes de la nourriture à des animaux, ils viendront tous manger ensemble. Mais les humains, c’est du cas par cas.

Il poursuivit avec sa métaphore marquante : « Si tu demandes à un lion, un singe et un mouton de grimper dans un arbre, le singe le fera naturellement. Mais le lion ne l’acceptera pas, il cherchera à l’empêcher. Quant au mouton, il n’y arrivera tout simplement pas. Résultat ? Non seulement l’objectif ne sera pas atteint, mais en plus, il y aura une adversité féroce entre eux. »

Il conclut : « C’est pour ça que le management doit être adapté à chaque individu. »

À cet instant, la lumière de cette fin de matinée baignait le bureau. À travers la grande baie vitrée, la mer s’étendait paisiblement à l’horizon, contrastant avec l’agitation des voitures sur la route des Almadies.

Omar Diop, toujours debout, donnait encore plus de force à ses idées dans ce décor où le calme de l’océan et l’effervescence de la ville semblaient illustrer à merveille notre échange.

En l’écoutant, je me suis rendu compte qu’un véritable cours était en train de se dérouler devant moi. J’ai encore beaucoup appris avec lui aujourd’hui.

BKD…

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