Khalifa Sall : “Rien ne sera plus comme avant”

0
179
Advertisement

L’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, a certainement tiré beaucoup de leçons de son emprisonnement. Selon Les Échos, pour éviter à Barthélemy Dias les mêmes pièges, le leader de Taxawu Sénégal est en train de déployer toutes ses forces pour le tirer des griffes du régime.

S’il était connu pour ses appels à l’apaisement, Khalifa Sall montre ces derniers temps une autre facette de lui. Il multiplie les sorties musclées et les appels à la résistance depuis la réactivation de l’affaire Ndiaga Diouf qui était programmée hier, avant d’être renvoyée au 1 décembre prochain.

En effet, suite à sa détermination à rejoindre le tribunal de Dakar, malgré le renvoi du procès, Barthélemy Dias a été arrêté avec Ousmane Sonko et Malick Gakou et tous conduits au camp Abdou Diassé. Ce qui provoqua la colère de leurs partisans qui ont décidé d’aller assiéger ledit camp.

Publicité

Mais, après s’être entretenu avec les autorités des lieux, Khalifa Sall a convenu de faire partir les manifestants pour que Barthélemy Dias et Cie soient renvoyés chez eux le soir sans aucune procédure. Malheureusement,ces derniers, déclare Khalifa Sall, ont reçu la notification de leur arrestation.

«Nous avons un régime qui a chaque fois qu’il est en mauvaise posture n’hésite pas à utiliser la justice contre ses adversaires», soutient le leader de Taxawu Sénégal,qui affirme que l’opposition en a assez de subir les assauts du régime du Président Macky Sall.

Poursuivant, Khalifa Sall assure : «il était convenu que je fasse partir les nombreux militants venus avec nous pour qu’ensuite nos camarades soient libérés et conduit chez eux».

«Nous avons un régime qui n’hésite pas à utiliser la justice contre ses adversaires»

Ce sont des menaces à peine voilées que Khalifa Sall a envoyées au commissaire central hier. Non content de l’attitude de ce dernier quand il est allé le rencontrer pour s’enquérir de la situation de Barthélemy Dias et Cie, le leader de Taxawu Sénégal a fait savoir à ce dernier que rien n’est figé, tout évolue dans la vie.

«Quand les éléments de la BIP les ont interceptés au niveau de l’Université Cheikh Anta Diop, nous nous sommes rendus au commissariat central pour voir le commissaire, mais l’accueil qu’il nous a réservé n’est pas digne de son rang. En tant que haut fonctionnaire, il doit savoir qu’il ya certaine attitudes à éviter parce que personne ne sait de quoi demain sera fait, rien n’est figé et nous prenons acte», déplore-t-il.

Khalifa Sall d’enchaîner : «Contrairement aux éléments du camp Abdou Diassé, ils nous ont bien accueilli  et nous nous avons échangé jusqu’à trouver un terrain d’entente, même si au final ils n’ont pas respecté leur parole”.

Pub