Journée des Martyrs : Sonko appelle à “protéger la révolution” et promet “justice sans compromis”

“Le Sénégal se souvient” : hommage aux disparus et aux blessés

Le chef du gouvernement a longuement salué la mémoire de ceux qui ont perdu la vie durant les épisodes de répression politiques : « Le Sénégal s’arrête. Le Sénégal se recueille. Le Sénégal se souvient. »

Il a décrit des jeunes, des étudiants et des citoyens « dont le seul bouclier était la Constitution », rappelant que « vos enfants ne sont pas des statistiques. Ce sont des héros. »

Pour Sonko, leur sacrifice a ébranlé « les murs de l’oppression » et ouvert la voie au changement politique.

Les anciens détenus érigés en “drapeaux vivants de la résistance”

S’adressant aux anciens prisonniers politiques, le Président de Pastef a rendu hommage à leur endurance :
« Vos cicatrices sont des décorations nationales. »

Selon lui, ces parcours ont façonné la conscience collective du mouvement pastefiste. « Nous étions un cri du peuple. Nous sommes devenus son espoir puis son choix. »

Un récit personnel de lutte et de persécution

Ousmane Sonko a revisité son propre parcours, de son engagement syndical au combat politique. « J’ai vu la trahison des élites. J’ai fait le choix de ne jamais détourner le regard. »

Il a rappelé avoir connu la cellule, la disqualification et la diffamation, affirmant. « Je n’ai jamais cédé car ma force venait de vous. »

Justice, vérité et réformes, “Aucun dossier ne sera enterré”

Une large partie du discours a été consacrée à la promesse d’établir la vérité sur les violences passées.
« La justice viendra. Nous vous devons la vérité. Aucun nom ne doit être oublié, aucun dossier enterré.»

Le chef du Gouvernement a également annoncé deux propositions en cours d’étude. Un mémorial des victimes,

un Panthéon de la démocratie sénégalaise, présenté comme un acte fondateur. “Le plus grand danger, c’est l’oubli” : un appel à la vigilance

Sonko a mis en garde contre la tentation de tourner la page trop vite. « La révolution n’est pas terminée. Le plus grand danger, ce n’est plus la répression d’hier, c’est l’endormissement. Nous n’avons pas le droit de dormir. »

Il a lancé ce qu’il nomme « l’ordre du devoir sacré » : 2 millions de militants actifs d’ici fin 2026,

10 000 cellules de vigilance citoyenne, un retour aux mouvements de service : dons de sang, nettoiements, actions sociales.

Pastef comme “conscience vivante de la Nation”

Le Président de Pastef a insisté sur la nécessité de préserver les valeurs fondatrices du mouvement :
« Un parti qui oublie son éthique meurt. Pastef doit rester une référence en Afrique par la force de ses idées. »

Serment final : “Nous ne trahirons jamais”

Le Premier ministre a clôturé son discours par un engagement solennel. « Les martyrs ne sont pas derrière nous, ils marchent devant. Nous ne faiblirons pas. Nous ne trahirons jamais. Vive la résistance sénégalaise, vive le Sénégal aujourd’hui, demain et toujours. »

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