Infanticide : Engrossée par son amant Ousmane Sonko, S. Sambou accouche et jette le nouveau-né dans une fosse septique

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Âgée de 25 ans, Souadou Sambou, élève en classe de Terminale, a été jugée ce mercredi par la Chambre criminelle de Dakar pour répondre des faits d’infanticide. Lors de son réquisitoire, le procureur a demandé son acquittement au bénéfice du doute. Elle sera édifiée sur son sort le 01 décembre prochain.

Les faits remontent à 2019, lorsque Souadou Sambou,  élève en classe de Terminale, est tombée enceinte des œuvres de son ex-amant,  Ousmane Sonko, militaire dans un Camp à Bignona. 

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Quand elle lui a fait part de son état, le soldat n’y a pas crû allant même jusqu’à se  moquer d’elle. 

Désespérée, elle a décidé de garder sa grossesse et son secret pour elle jusqu’à sa tombe. Ainsi dit, ainsi fait, elle va accoucher dans un pot de chambre d’après le procès-verbal, sans aucune assistance. Après son accouchement, elle a tenu l’enfant entre ses mains en l’observant pendant un certain moment. Elle soutient à la barre que l’enfant n’a ni crié ni bougé à la naissance. Ainsi, elle a jeté le cadavre dans la fosse de la maison et prit le temps de nettoyer proprement les toilettes avant de retourner se coucher. Mais l’affaire va vite s’ébruiter. Un jour au cours d’une opération de vidange de la fosse, les videurs ont découvert un corps sans vie d’un nouveau-né. Sur ces entrefaites, ils ont interpellé la police. Dépêchés sur les lieux du crime, les limiers avaient du mal à identifier l’auteur, raison pour laquelle les éléments enquêteurs avaient embarqué toutes les femmes de la maison à la maternité pour un contrôle. La sage-femme chargée de la vérification a fait savoir que c’est Souadou, l’accusée, qui présentait les signes de quelqu’un qui venait fraîchement d’accoucher. 

Arrêtée et placée sous mandat de dépôt, Souadou Sambou a été jugée ce mercredi 17 novembre devant la Chambre criminelle de Dakar pour répondre des faits d’infanticide. 

À la barre, elle a nié les faits qui lui sont reprochés. Pour sa défense, elle déclare : “au moment des faits, j’étais en classe de Terminale. Mon petit ami devenait injoignable. Je n’ai pas tué le bébé. Il est venu mort-né. D’ailleurs, après mon accouchement, j’ai tenu mon bébé pendant des heures. Il n’a ni crié, ni bougé. Je regrette vraiment mon acte et je demande la clémence de la Chambre”, se dédouane-t-elle.

Le juge lui rappellera ses déclarations devant le juge d’instruction, “vous aviez déclaré au juge d’instruction que l’enfant était effectivement vivant au moment de sa naissance, non ? Ce qu’elle niera. 

Convoquée en tant que témoin dans cette affaire, la grande sœur de l’accusée, Rokhaya Sambou a fait savoir qu’elle n’a jamais su que sa sœur était enceinte. 

Prenant la parole, le représentant du ministère public a souligné que dans cette affaire, il y a tous les ingrédients d’un infanticide, car l’accusée n’a jamais déclaré son état à son entourage. En dehors de tous les éléments, indique-t-il, on peut déduire que l’infanticide a été prémédité. Par contre, dans cette affaire, il y a une absence de preuve suffisante. Selon lui, il n’y a pas de certificat de genre de mort, ni aucun élément qui ne peut prouver l’infanticide. Suffisant pour lui de solliciter la requalification des faits avant de demander l’acquittement de l’accusée au bénéfice du doute. 

Convaincus de l’innocence de leur cliente, les avocats de la défense, Me Daff et Me Rama plaideront l’acquittement. Le jugement sera rendu le 01 décembre prochain…

Avec Dakaractu

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