Grâce aux travaux de Promovilles : Matam présente un visage nouveau

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Le Programme de modernisation des villes (Promovilles) a véritablement changé l’architecture de la capitale régionale de Matam. Selon les populations, les problèmes d’urbanisation et d’inondation sont désormais de vieux souvenirs.

Le Programme de modernisation des villes (Promovilles) a offert à la ville de Matam un cadre de vie plutôt attrayant. La capitale régionale affiche, en effet, un nouveau décor. Les populations de Matam vivent désormais une nouvelle ère. Partout dans la ville, on retrouve des rues goudronnées ou pavées. Ce projet de voirie a facilité la mobilité des personnes et des biens. « Promovilles est un projet salutaire », apprécie le 2e adjoint du maire de la commune de Matam, Mamadou Gaye. Ce dernier affirme que ce programme a changé le « visage » de la ville de Matam. Les routes sont devenues beaucoup plus praticables durant toutes les saisons, d’après lui. Les eaux usées ou pluviales ne sont plus déversées dans les rues car il y a un réseau d’assainissement bien établi. Il y a également, ajoute-t-il, des aménagements connexes sont en cours et vont participer à l’embellissement de la ville.

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L’adjoint au maire se rappelle de la période où il n’y avait qu’un seul tronçon bitumé appelé la « cravate ». La « cravate », c’est cette route goudronnée à l’entrée de la ville et qui se prolonge jusqu’au tribunal. À cette époque, c’est Fadel Kane qui était le maire de Matam. C’est dire que la ville de Matam avait un manque criant d’infrastructures qui a certainement occasionné son retard par rapport aux autres villes du pays. « Mais aujourd’hui Matam a commencé à sortir la tête de l’eau grâce aux réalisations du Chef de l’État », se réjouit Mamadou Gaye.

C’est le même constat fait par Ousmane Ba, conseiller municipal à la mairie de Matam. La photographie de la capitale régionale de Matam n’était pas, en effet, belle à voir du fait de son manque d’infrastructures. « Il manquait de tout », informe-t-il, parce qu’il y avait absence de voirie, d’assainissement et d’éclairage public. « On ne croirait pas être dans une capitale régionale. Tellement, il y avait une disparité avec les autres capitales régionales », conclut Ousmane Ba.

 Aussi, les inondations sont devenues désormais de vieux souvenirs depuis la construction de la digue de protection. En effet, la réalisation de cette digue-route a soulagé les populations qui ne savaient plus à quel saint se vouer. Selon Mamadou Gaye, l’assiette foncière de la ville s’est élargie. « L’assainissement n’est plus une préoccupation car la ville est assainie sauf les nouveaux quartiers comme Alwar et Gourel Serigne dont les travaux sont en cours », a-t-il fait savoir.

Assis sur un banc en manipulant son Smartphone, El Hadji Amadou Diop dit qu’il a senti véritablement l’impact du projet Promovilles sur la vie des populations. « Promovilles a facilité la circulation des personnes », dit-il, parce qu’il est maintenant possible de circuler et de sortir sans difficulté à n’importe quel moment. Auparavant, poursuit-il, les populations pataugeaient dans les eaux de pluies pour vaquer à leurs occupations. Maintenant, souligne-t-il, la mobilité est devenue plus facile. « Les populations n’ont plus peur de sortir la nuit », note-t-il, parce qu’il y a de l’éclairage public partout dans la ville.

« Promovilles nous a facilité la vie », estime Oumar Thiam, conducteur de moto « Jakarta » car il fut un temps où circuler dans les rues de Matam était presque impossible du fait des chemins cahoteux. Mamadou Mbodj, ancien agent des travaux publics, partage lui aussi cet avis. La voirie de Matam est améliorée, d’après lui. La circulation est beaucoup plus fluide. Le Programme de modernisation des villes a permis à Matam de franchir une étape de son histoire.

D’autres villes de la région souhaitent également bénéficier du Programme de modernisation des villes. Mamadou Sadio Diallo qui était de passage à Matam magnifie les réalisations de ce programme tout en faisant un plaidoyer pour que Kanel soit aussi modernisé à son tour. Selon lui, c’est cette politique de développement qui peut créer l’émergence des villes du Fouta et du Sénégal tout entier.

Le Soleil

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