Gambie : Yaya Jammeh passe des coups de fil en interne, Adama Barrow pique une colère noire

0
208
Advertisement

Tandis que la présidentielle gambienne approche à grands pas, Yaya Jammeh continue de jouer au trublion au point d’agacer l’exécutif. Ayant désapprouvé l’alliance entre son parti et celui de son successeur, Yaya Jammeh continue de s’adresser par téléphone à ses compatriotes dans les meetings électoraux. Le président Barrow a prévenu Mama Kandeh, adoubé par l’ancien dirigeant, d’arrêter d’offrir une plateforme à son prédécesseur pour, déplore-t-il, « semer le trouble ».

Dans ses sorties, Yaya Jammeh continue de tirer à boulets rouges sur son successeur dont il accuse de tous les maux. À rappeler que c’est la première fois, ces dernières décennies, que l’APRC de Yaya Jammeh ne participe pas à une présidentielle.

Publicité

Jusque-là, le président Barrow s’était abstenu de tout commentaire sur les sorties multiples de son prédécesseur. Mais visiblement, il en a marre de ces attaques qui visent son régime. Dans un meeting tenu hier jeudi, le chef de l’Etat a prévenu Mama Kandeh, opposant qui a reçu le soutien de l’ancien président. Barrow est allé jusqu’à demander l’intervention de l’instance électorale pour éviter d’en découdre. « Force doit rester à la loi », a menacé Barrow, très remonté par ces attaques personnelles.

Mandat d’arrêt international

Une mise en garde visiblement qui n’a pas été suivie d’effets. Car, ce jeudi soir, Jammeh a brièvement pris la parole encore lors d’un meeting de la Gambia Democratic Congress pour haranguer la foule. C’est dans ce contexte que l’exécutif du parti de Barrow a formellement demandé au gouvernement d’émettre un mandat d’arrêt international contre Yahya Jammeh avant de le traduire en justice. Des attaques qui passent mal au sein de la formation de Barrow qui accueille aujourd’hui une bonne partie de ce qui reste de l’héritage politique de Jammeh.

Celui-ci ne ménage plus ses mots. Il accuse son successeur, entres autres, d’avoir détruit ses réalisations durant ses 22 ans de règne. Et il appelle sans ambages ses partisans et ses compatriotes à voter massivement pour celui qui était arrivé troisième à la dernière présidentielle. Quelle influence garde encore l’ex-président ? Pas grand-chose, estiment nombre d’observateurs de la vie politique gambienne.

Pub