Gambie: un an après la contestation des résultats par Yahya Jammeh

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Il y a un an en Gambie, le 9 décembre 2016, après avoir accepté les résultats des élections qui le donnaient perdant, le président sortant Yahya Jammeh revenait sur sa décision, plongeant le pays dans une crise post-électorale. Il faudra un mois et l’intervention de la Cédéao pour convaincre l’ancien dictateur de quitter le pouvoir après 22 ans et laisser sa place au nouveau président Adama Barrow. Après de longues négociations, l’ancien président partira finalement en exil en Guinée Equatoriale. La dernière image que les Gambiens ont gardé de lui, c’est celle de son départ, sur le tarmac de l’aéroport, en janvier dernier, saluant une dernière fois la foule dans son éternel boubou blanc.

Yahya Jammeh est désormais installé à quelque 5000 kilomètres de Banjul, non pas à Malabo, la capitale, mais à Mongomo, la ville natale du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogol. Une ville à l’intérieur du pays, à l’abri des regards, où l’ancien président gambien se fait très discret.

Il résiderait dans l’un des luxueux palais de son hôte équato-guinéen, et disposerait de terres pour se lancer dans une reconversion agricole. Une retraite dorée qui pourrait être un jour troublée par une coalition internationale née en octobre en Gambie et qui espère parvenir à faire juger Yahya Jammeh.

Les proches de l’ancien dictateur, pour la plupart en fuite, ne sont pas non plus à l’abri des poursuites : une enquête vise Ousmane Sonko, ancien ministre de l’Intérieur, détenu en Suisse. Et d’anciens agents des services de renseignement sont actuellement jugés à Banjul.

Enfin, Jammeh est aussi rattrapé par ses crimes financiers. Une commission gambienne examine ses comptes et ses activités, et lui a même fait transmettre une convocation, pour répondre à des accusations de détournement de fonds. Cette lettre est pour l’instant restée sans réponse.

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