FSF: un 4e mandat aux antipodes de l’idéal et des principes démocratiques (Par Assette Sall)

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Je n’ai pas la prétention d’interférer dans les contours de la prochaine AG de renouvellement du président de la FSF.
Mais c’est un citoyen qui donne de la voix sur une affaire de portée nationale.
Deux choses sont constantes et sans équivoque.

D’abord je n’ai pas une connaissance personnelle du maître des lieux, ni du fonctionnement de la fédé foot, ni être informé de sa gestion.
Je ne suis pas sportif, ni féru du football.
L’enjeu est que le football et le sport roi, il constitue une forte opportunité pour le business mondial.
Ma réflexion se fonde sur des règles de principes démocratiques et managériales.

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Si l’on exigea à un président de la république de se limiter à deux (02) mandats, cela doit aussi s’appliquer à tous les top managers, quelque soit l’organisation à leur charge.
Venons-y à la question qui nous préoccupe.

L’actuel président en exercice de la fédé foot a eu à son actif trois (03) mandats successifs, soit une durée de neuf (09) ans, de services rendus à la nation sénégalaise.
Bravo et merci notre cher président.
Si les règles démocratiques auraient exigé que notre président de la république ne briguât pas un troisième mandat, nous sommes à la pointe du quatrième mandat du président de la fédé foot.
Voilà l’objet de cette contribution.

L’inopportunité de ce quatrième mandat du président de notre fédé foot se fonde, de mon point de vue, sur la base de l’argumentaire suivant :

Le pouvoir éternel n’appartient qu’à Allah SWT, et s’y éterniser use.

Un adage populaire de chez nous dit, ” on ne peut pas faire du neuf avec du vieux “.
Il y’a d’autres sénégalais aussi valeureux que lui, qui sont capables de mener une telle mission exaltante de portée nationale.

Le Sénégal, sous son magistère a eu à se hisser en première rang à la tête des sélections nationales d’Afrique, mais n’a gagné aucun trophée continental.

Le paradoxe est que certains de nos joueurs font partie de la crème mondiale.
La fédé foot n’a pas pu élaborer des stratégies pérennes de son autonomisation pour se libérer du diktat de l’état du Sénégal, de la CAF et de la FIFA.
Enfin, sur le plan de la valeur intrinsèque, l’actuel locataire de la fédé foot est à la tête d’une équipe de la ligue 2, et elle ne joue pas les premiers rôles.

Au-delà du bilan sportif, les sénégalais semblent avoir une bonne perception de l’actuel locataire de la fédé foot en terme de valeurs, d’intégrité morale et de gouvernance.
Pour corroborer cette perception positive, sa gestion n’est pas éclaboussée de grands troubles et il n’est rattrapé par les fameuses scandales de la CAF et de la FIFA.
Quelque soit ces qualités, une alternance traduit toujours une respiration démocratique.
Le paradoxe est cette iniative lancée pour faire un consensus autour de la candidature du président sortant.

Aux dernières nouvelles, trois des quatre prétendants ont signé ce protocole d’entente.
Un candidat a décider d’aller aux élections du 07 Août 2021.
Monsieur le prétendant, vous avez le droit et la légitimité requise pour briguer la présidence de la fédé foot.
À ceux qui font un appel du pied pour le dissuader, afin de baliser la voix à un unique candidat, vous ne rendez pas service au football sénégalais.
L’argumentaire est de ne pas gêner le président candidat dans ses nouvelles fonctions de premier vice-président à la CAF.
Dissocions les choses, évitons l’amalgame, la fonction de président de la fédé foot n’est pas arrimé de manière organique à un mandat à la CAF.

Vive le jeu démocratique, terreau d’équité de justice, socle de bonne gouvernance.

Asset Sall, citoyen sénégalais

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