Foncier au Bosséa : Le message du collectif pour la défense des intérêts du BOSSEA

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CHERS CONCITOYENS

Nous voudrons à l’entame de notre propos, nous incliner pieusement devant la mémoire de nos
disparus à la suite de la pandémie de la Covid-19 et souhaiter prompt rétablissement à tous ceux qui,
soit à la maison ou dans les structures hospitalières, mènent un combat acharné contre la maladie.
C’est le lieu aussi de rendre un hommage appuyé aux personnels de santé.

Mesdames et Messieurs,

Voilà plusieurs mois que nous avons observé un certain silence. Ce dernier est surtout motivé par la
pandémie et vous le comprenez bien. Ce silence ne signifie nullement le renoncement aux idéaux qui
avaient sous-tendu la naissance de notre mouvement, à savoir : défendre notre patrimoine foncier
quoique cela nous coûte comme sacrifices et énergies. En effet, comme vous le savez, la naissance de
notre collectif était une réaction vigoureuse contre une nébuleuse appelée « convention GIC » avec
l’astronomique somme de 700 milliards.

Un investissement de cette ampleur ne saurait être laissé entre les seules mains d’élus qui refusent
de livrer les tenants et les aboutissants d’une telle aventure. A notre connaissance, aucune étude
d’impact environnemental n’a été menée encore moins l’assiette foncière concernée et les
communes et villages impactés. Des rumeurs les plus folles parlent de milliers d’hectares à céder à
des investisseurs privés pour une durée de 500 mois soit plus de 40 ans.

A cette nébuleuse s’ajoute encore aujourd’hui, l’épineuse question des phosphates de THILOGNE. Là
aussi les chiffres donnent froid au dos : 159000 ha, si les résultats des recherches sont concluants.
159000 ha à spolier aux populations des quatre (04) communes du Bosséa!

Pour une population essentiellement paysanne et qui plus est pastorale, l’inquiétude est grande et
légitime. Il nous parait donc urgent que les populations soient associées et soient au même niveau
d’information que les élus. La rétention de l’information ne fait qu’alimenter davantage les
suspicions. Il est temps que cesse l’omerta sur un patrimoine commun. Brader aujourd’hui nos terres
c’est entrer dans l’histoire par la plus mauvaise des portes et renoncer indubitablement à
l’émergence et à l’avenir.

Le collectif se battra de toutes ses forces pour que la lumière jaillisse au grand jour. Nous n’y
renoncerons jamais quel qu’en soit le sacrifice.
Mesdames, Messieurs,

Nous vous remercions de votre aimable attention.
Le collectif pour la défense des intérêts du BOSSEA