Faux billets, Pétrole, Électricité et talibes torturés : le Sénégal dans toutes ses souffrances ! (Par Djibril Diaw)

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Que nous arrive-t’il ? Il n’est plus surprenant de voir chaque jour se lever avec son lot de dégâts dans ce pays. Et cela, presque dans tous les secteurs.

La politique en premier lieu. Toujours et encore elle, la fameuse. C’est à se demander ce qu’on a fait pour mériter ceux qui nous dirigent. Comme si nous n’étions pas encore réveillés du cauchemar du pétrole avec un deal avoisinant les 6000 milliards, il s’y ajoute une mafia autour de 36 milliards de faux billets, et le comble dans tout cela nous arrive d’une seule ville, Guédiawaye.

Le très protégé et grand maire de cette ville est mouillé jusqu’au coup sur une sale affaire de notre pétrole national encore en phase embryonnaire de son exploitation, lui qui naguère “ne devrait être nommé à aucun poste de responsabilité”, et qui par la magie du “waxwaxet” se retrouve au sommet du très stratégique et liquide département de la Caisse de Dépôt et de Consignations. En attendant que lumière soit faite sur cette affaire, nous croisons les doigts. Quand même il a démissionné de son poste, meme si cela nest que de la poudre aux yeux. Comme si cela ne suffisait pas, le désormais ex député Seydina Fall alias Bougazelli ou “Bouga’mafioso” nous réserve une autre surprise. En effet, le 18 novembre passé? Bougazelli, après être piégé par gendarmes, se rend à l’évidence de sa lourde faute, en atteste son cri de detresse : « wouy yakkuna », entendez (Je suis foutu).
Non vous n’aimez pas cette ville vous ? Temps yi « deuk Guédiawaye woroul »

Ce dernier attendu par la section de la recherche de la gendarmerie de Colobane, bénéficie pourtant de trois jours pour mieux affiner sa défense, et de nous inventer qu’il est malade du diabète. Ah bon ! Qui ne traîne pas une maladie ?

Pire encore, le présumé se rend à Touba pour ainsi dire solliciter des prières. Bougaze, s’il vous plait, ne mêlez pas Serigne Mountakha à votre combine. Justice à deux balles. Le mafioso est aux anges à Rebeuss, mais oui il est admis au pavillon dit spécial. Ce fameux pavillon qui reçoit en son sein les prisonniers privilégiés.

Et la punition du mentor dans tout ça ? Rien. Il est rapporté qu’il serait fâché mais ne s’est-il pas précipité avec son ministre incompétent de la justice à innocenter son frère Aliou. Pour Bougazelli c’est assez simple comme jugement, son statut de maladif du diabète est à son grand avantage.

Pendant ce temps, le sénégalais lambdas meurt à petit feu. La SENELEC a annoncé une hausse sur la facture de ce mois de décembre. Triste sort pour ces citoyens, qui au jour le jour, au revenu assez faible, vont encore devoir refaire leur calcul. Ceci n’explique t’il pas cela. Les caisses de l’Etat sont vides. A en croire les tenants du pouvoirs, la dépense de l’administration coûte cher au budget. Pourtant cela semble simple à régler. Réduire les dépenses de l’Etat.
• Espacer les nombreux séminaires qui coûtent chers au budget
• A chaque fonctionnaire, une voiture de fonction lui suffit.
• Les fonctionnaires doivent participer à la réduction des coûts de leur vie en payant leur carburant, leur téléphone et leur logement.
• Réduire le personnel lors de vos déplacements dans des missions de l’Etat.
• Prioriser les chantiers hâtifs et non des réalisations purement politiques.
• Supprimer le TER, puisqu’il ne semble pas voir jour.
• Punir sévèrement ceux qui s’enrichissent sur les deniers publics à commencer par vos proches collaborateurs Monsieur le président.
Cette liste est loin d’être exhaustive.
Et que dire de l’indiscipline latente sur la route. Les accidents sont récurrents et à ce rythme on dénombre beaucoup de morts sur la route. Que nos garderies de soldats soient vidés et déployés sur la route afin de remettre l’ordre. Les chauffeurs font la loi et mènent les gens vers le précipice. Des mesures sévères à l’endroit des usagers de la route doivent être mises en œuvre.

Sur l’aspect religieux ce qui devrait être le salut vient mettre des cœurs en pièces. Ces images des enfants talibés enchaînés m’a fait couler des larmes. Triste et inexcusable que de voir de telles violences sur des enfants innocents. Aux parents qui y amènent leur progéniture pour être éduquer, à mon humble, vous-mêmes ont raté leurs missions.
Du banditisme d’Etat en passant par l’indiscipline des usagers de la route à une éducation esclavagiste dans les Daara, le Sénégal a plus que jamais besoin d’un rituel « Ndeup National ».
L’éternel retour à l’enseignement des ancêtres est primordial pour un Sénégal résolument tourné vers le progrès.
Comme aimait à le dire Mame Abdou Aziz Sy Dabakh « Nagnou tapé xol yi »

Djibril Diaw
Citoyen désespéré
djibson9@gmail.com

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