Fatou Diome élue à l’Académie royale de langue française de Belgique

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L’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique a procédé à l’élection d’un nouveau membre, en la personne de l’écrivaine Fatou Diome. Yves Namur, Secrétaire perpétuel, a présenté l’auteure sénégalaise comme étant dans la lignée des Senghor et Césaire.

L’écrivaine sénégalaise Fatou Diome, a été élue, samedi 14 janvier, à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, en remplacement de Marie-Claire Blais, écrivaine québécoise, décédée le 30 novembre 2021. Dans une note à la presse, Yves Namur, Secrétaire perpétuel de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, il est écrit que « c’est, avec une très large majorité de voix de préférence, que l’écrivaine Fatou Diome a été élue et rejoint désormais, outre les membres belges, Philippe Claudel, Sylvie Germain, Éric-Emmanuel Schmitt, Gérard de Cortanze ou Michel del Castillo ».

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La source ajoute qu’en cours d’année, Fatou Diome sera officiellement reçue, au Palais des Académies, par Yves Namur, Secrétaire perpétuel. « Par le passé, l’Académie de Belgique avait ainsi élu, au titre de membres étrangers (section littéraire), des écrivaines telles qu’Anna de Noailles, Colette, Edmée de La Rochefoucauld, Marguerite Yourcenar, Dominique Rolin ou Assia Djebar », lit-on dans le document.

Née au Sénégal en 1968, sur la petite île de Niodior, dans la région de Fatick, Fatou Diome, est depuis 2001, l’auteure d’une quinzaine de romans, nouvelles et essais. Parmi ceux-ci, « Le Ventre de l’Atlantique », publié aux éditions Anne Carrière en 2003, réédité en poche et traduit dans une vingtaine de langues. En 2006, elle entre chez Flammarion avec un roman intitulé « Kétala » ; suivront, chez le même éditeur, Inassouvies, nos vies, Celles qui attendent, Mauve, Impossible de grandir ou Marianne porte plainte ! L’année 2019 signe son passage chez Albin Michel avec des titres tels Les Veilleurs de Sangomar, « De quoi aimer vivre » (2021) ou « Marianne face aux faussaires » (2022). « Son œuvre romanesque est souvent nourrie de faits autobiographiques où se mêlent le grave, la spiritualité et un humour irrésistible. Une écriture riche en images et réflexions, tel ceci : « Chercher le bonheur, c’est oser le vertige. »

Une œuvre très largement accueillie par la critique », a écrit Yves Namur dans la note. Yves Namur a aussi présenté Fatou Diome comme une auteure, dans la lignée des Senghor et Césaire, qui dit ouvertement : « Ma paix intérieure réside dans le dialogue des cultures ». « Quant à son œuvre, outre le fait qu’elle est un trait d’union entre deux mondes, on peut également ajouter qu’elle s’avère aussi un véritable hymne à la résilience », a-t-il insisté.

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