Évolution inquiétante de la pandémie : Effets secondaire de la tabaski

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La propagation inquiétante du coronavirus ces semaines passées s’est en effet traduite par une multiplication par 9 des cas cumulés de Covid-19, entre le mois de juin et celui de juillet. L’annonce est du nouveau directeur du Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous), Dr Alioune Badara Ly. Ce dernier fait aussi état de 99 décès, rien que pour la semaine dernière.

Le coronavirus ne cesse de gagner du terrain. Ainsi, entre le mois de juin et celui de juillet, le nombre de cas cumulés de Covid-19 a été multiplié par 9. L’information est du nouveau directeur du Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous), Dr Alioune Badara Ly. S’ex­primant lors du point sur l’évolution du Covid-19 qui a repris hier sur les antennes de la Rts 1, le nouveau directeur du Cous soutient en effet que «comparé aux mois de juin et de juillet, le nombre de cas cumulés a été multiplié par 9».

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Pour les décès, rien que pour la semaine passée, 99 ont été enregistrés. Cette augmentation des nouvelles contaminations n’est pas sans conséquence, à en croire Dr Ly. Elle a engendré un manque de lits. «Aujourd’hui, on tourne autour d’une augmentation moyenne de 90 à 100 lits, chaque semaine», a déclaré le successeur du Dr Abdoulaye Bousso au Cous. Mais les autorités sanitaires s’activent déjà pour trouver une solution à cette tension litière. «Nous anticipons, avec les directeurs des hôpitaux, sur les modalités d’augmentation de lits au niveau des Cte ou même d’enrôler d’autres structures sanitaires qui n’étaient pas dans le dispositif et de rouvrir certains Cte qui n’étaient toujours pas fonctionnels. C’est le cas notamment de Matlaboul Fawzeyni», informe le Dr Alioune Badara Ly.

Dr Ly a aussi déclaré sur une radio de la place que la Tabaski est l’une des explications de la recrudescence de cette maladie. «Aujourd’hui, il va y avoir un avant-Tabaski du point de vue épidémiologique, un pendant, mais surtout un après-Tabaski qui concentrent toute notre attention sur l’évolution de la maladie à Dakar et dans les autres régions. Il faut rappeler que pendant la Tabaski, nous avions un nombre de cas légèrement en baisse. Cela peut s’expliquer du fait que plusieurs Sénégalais se sont rendus au niveau de leur localité pour fêter, mais aussi par l’avènement des tests de diagnostic rapide», a expliqué le successeur du Dr Bousso. Selon toujours le Dr Alioune Badara Ly, la semaine qui a suivi la Tabaski, une légère hausse dans certaines régions a été notée.

Avec Lequotidien

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