Échec et mat : La France a joué et elle a perdu (Par Cheikh Tidiane Mané)

343
Advertisement

A l’acmé de la tension entre le Mali et la France, le syndicat des satrapes de la CEDEAO plante un couteau dans le dos du peuple malien. Et c’est le peuple africain qui a été une nouvelle fois trahi.

Faut-il s’en étonner ? Non ! je ne crois pas. Les « peaux noires, masques blancs » justifient l’impérieuse nécessité pour les peuples africains de se libérer de ces subordinations séculaires et multiformes qui telle une hydre trouve toujours moyen de déployer ses têtes tentaculaires sur le devenir du continent. Mais faut-il encore le dire avec force c’est à l’esclave d’assumer sa révolte comme le préconisait Thomas Sankara.

Publicité

Le peuple malien nous montre la voie. Devons-nous nous taire face à cette révolte-révolution (osons l’espérer) et être complice du silence tentant à l’asphyxier : « le silence souverain » traitresse dont parle Bernard Dadié.

Faut-il laisser à ce syndicat de magouilleurs d’États, « magouilleurs » puisque chefs ils ne le sont pas et n’en ont pas les aptitudes, saper la souveraineté du peuple africain ? D’ailleurs ces négriers du 3ème millénaire « ne sont-ils pas, en effet, tous frères, cousins, parents d’outre-mer des présidents métropolitains ? Devrait-on en déduire que ces derniers sont, sinon les « parrains », les géniteurs des dictateurs des côtés de la Négritie le long desquelles fleurissent encore les intermédiaires pressés de remplir les cales des navires sans penser qu’ils dépeuplent leurs pays ! »

Mais qu’à cela ne tienne l’hydre doit disparaitre une bonne fois pour toute malgré ses tentacules félons siégeant au sommet des États africains.

 Il faut le dire tout net la France a osé jouer au maître chanteur, le Mali par l’expression populaire a osé réinventer son avenir et le pays de Marianne a lourdement perdu. Sapristi ! Qui aurait parié que la France était un si piètre perdant. Se cacher derrière le rideau et déléguer le maniement du fouet à ses séides pour esquinter un peuple si longtemps privé du droit universel qu’est la paix, corrobore une nouvelle fois Che Guevara sur la « bestialité de l’impérialisme. »

Peuples d’Afrique, unissons-nous la récréation a trop duré. Le Mali montre la voie. Battons-nous à ses côtés. L’histoire nous attend et nous devons l’écrire avec nos propres paradigmes.

Il y va de la dignité de nos enfants, de nos petits-enfants et de l’Afrique toute entière.

« Seule la lutte libère »

Cheikh Ahmadou Tidiane Mané

Pub