Ebola refait surface en RDC : la lutte contre l’épidémie se renforce

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L’épidémie d’Ebola continue de se propager en RDC. L’OMS et les autorités continuent de lutter au moyen d’un vaccin expérimental.

La menace du virus Ebola monte d’un cran en RDC. Alors que l’épidémie était confinée dans une zone reculée de la province de l’Équateur, depuis que les premiers cas suspects ont été signalés le mois dernier, quatre nouveaux cas ont été confirmés à Mbandaka, la plus grande ville de la région, peuplée de plus d’un million d’habitants.

Selon le médecin directeur de l’hôpital de Bikoro (centre de l’épidémie), le Dr. Serge Ngaleboto, le virus a été propagé par un individu ayant voyagé du premier foyer d’épidémie à la ville, avant que l’épidémie ne soit officiellement déclarée le 8 mai et les premières mesures de contingence de la maladie mises en place. Le risque est désormais que l’épidémie se déplace rapidement vers les grandes villes, notamment Kinshasa, avec laquelle Mbandaka est reliée par le fleuve, au gré des mouvements de population.

« L’inquiétude est réelle, Mbandaka est une grosse agglomération. Tous les moyens sont mis en œuvre pour arriver à endiguer rapidement cette épidémie. Des thermoflash permettant de détecter les personnes atteintes de fièvre ont été installés au port et à l’aéroport et les contrôles sanitaires renforcés. Dans sa politique, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne conseille pas de mettre en quarantaine les régions touchées mais les autorités des pays environnants ont renforcé la surveillance aux frontières », déclare Eugène Kabambi, chargé de communication de l’OMS en RDC.

Le risque de propagation est jugé par l’organisation onusienne très élevé et réel au niveau du pays, modéré au niveau régional et faible au niveau international. Pour autant, selon Eugène Kabambi, ce nouvel épisode dans la propagation de la maladie ne remet pas en cause les déclarations du gouvernement selon lesquelles l’épidémie est sous-contrôle. Le comité d’urgence du Règlement sanitaire international de l’OMS, qui se réunissait ce vendredi 18 mai, a décidé que les conditions ne sont pas réunies pour élever la menace au rang d’urgence de santé publique de portée internationale.

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