Crise politique en Guinée et au Mali: Macky Sall au Sommet de la Cedeao à Accra

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Le Président sénégalais Macky Sall prend part ce dimanche à Accra (Ghana) au Sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) consacré essentiellement à la situation politique confuse en République de Guinée et en République du Mali.

« Le Président Macky Sall prendra part ce dimanche 7 novembre à Accra, au sommet extraordinaire de la Cedeao sur la situation en République de Guinée et en République du Mali », souligne la Présidence à travers un tweet. Le retour du chef de l’Etat à Dakar est prévu le même jour, renseigne la même source.

Dans les deux pays, les militaires ont pris le pouvoir et dissous le gouvernement, les institutions et ont aboli la Constitution.

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En Guinée, la Cedeao avait suspendu la Guinée de ses instances et dépêché le 10 septembre à Conakry une mission qui a pu rencontrer le chef des putschistes, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, ainsi que M. Condé, 83 ans, renversé et arrêté cinq jours auparavant.

A noter qu’à la suite du putsch du 18 août 2020, l’organisation régionale avait également pris des sanctions essentiellement économiques et suspendu le Mali de l’organisation. Ces sanctions avaient été levées à la suite de l’engagement des militaires dirigés par le colonel Assimi Goïta sur la voie d’une transition de 18 mois maximum. Ils avaient programmé des élections le 27 février 2022.

Pour rappel, lors d’un sommet le 16 septembre à Accra, la Cedeao n’avait pas manqué d’exiger des militaires maliens le « respect strict du calendrier de la transition » vers le rétablissement d’un pouvoir civil.

En visite à Bamako le 17 octobre dernier, le président ghanéen Nana Akufo-Addo, avait délivré un message de fermeté quant au respect par les autorités du calendrier électoral. Les élections, présidentielle et législatives, sont prévues à partir du 27 février prochain. Or, les responsables de la junte au pouvoir répètent vouloir organiser des assises nationales avant de fixer la date des élections. La tension est montée d’un cran cette semaine avec l’expulsion lundi du représentant de l’organisation sous-régionale à Bamako par le gouvernement malien.

Ce dimanche, la junte militaire doit remettre à la Cedeao un chronogramme. Celui-ci sera-t-il jugé recevable par les chefs d’État de la région ? Si tel n’est pas le cas, des sanctions plus strictes pourraient-elles être envisagées ? C’est là tout l’enjeu du sommet de dimanche prochain. 

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