Covid-19 : L’Afrique confrontée aux mutations du virus

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De nouvelles mutations du virus sont notées en Afrique, alerte l’Organisation mondiale de la santé, dans un communiqué. Les cas cumulés de Covid-19 dépassent les 3 millions en Afrique, selon un communiqué du Bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) pour l’Afrique. La structure onusienne, qui sonne l’alerte, indique que «le continent est maintenant confronté à de nouvelles variantes du virus ».

Ces mutations du virus ne sont pas une surprise, soutient l’organisation qui précise que «plus la pandémie se propage, plus la probabilité de changements est élevée». «Des recherches plus approfondies sont en cours pour comprendre pleinement les implications épidémiologiques, mais à l’heure actuelle, rien n’indique que le nouveau variant augmente la gravité de la maladie », souligne le communiqué.

Pour la Directrice régionale de l’Oms, «même si le nouveau variant n’est pas plus virulent, un virus qui peut se propager plus facilement mettra davantage de pression sur les hôpitaux et les travailleurs de la santé qui sont, dans de nombreux cas, déjà débordés ». «Le virus représente toujours une menace manifeste et que notre combat est loin d’être gagné », rappelle Dr Matshidiso Moeti. Selon elle, «des mesures de santé publique renforcées sont plus que jamais nécessaires pour éviter une flambée d’infections qui pourrait conduire les structures de santé jusqu’au point de rupture ».

L’Oms informe que le nombre de cas quotidiens enregistrés en Afrique surpasse le pic de la première vague. Entre le 28 décembre 2020 et le 10 janvier 2021, en moyenne, 25.223 cas sont enregistrés en Afrique. D’après l’Oms, ce chiffre représente «près de 39 % de plus que le pic de 18.104 cas quotidiens en moyenne sur deux semaines de juillet 2020 ».

«Les chiffres pourraient encore augmenter dans les jours à venir en raison des voyages, des rassemblements et des festivités qui ont eu lieu pendant les vacances de Noël et du Nouvel an », présage l’Oms. De l’avis du Dr Moeti, « (…), il faut continuer à appliquer les mesures de santé publique qui ont fait leurs preuves et qui ont permis d’arrêter la propagation du virus lors de la première vague, à savoir la distanciation physique, le lavage fréquent des mains et le port de masques dans les lieux publics ».