Attaque en Casamance : Les révélations de l’enquête de la gendarmerie

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ll y a une semaine, précisément le samedi 6 janvier 2018, un groupe de plus d’une vingtaine de coupeurs de bois a été surpris par des éléments supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc), dans la forêt de Bayotte Est, en Casamance.

Officiellement, quatorze (14) morts et sept (7) blessés ont ainsi été constatés par la gendarmerie (on parle d’un quinzième corps qui a été découvert sur les lieux du crime). Trois (3) personnes réussiront à s’échapper.

Dès l’annonce de ce drame, la Légion Sud de la gendarmerie a dépêché des éléments dans la zone de l’incident, en même temps que les sapeurs-pompiers. Une enquête est immédiatement ouverte pour comprendre ce qui s’est passé.

Du fait de la gravité et de la sensibilité des faits, le Haut Commandement de la gendarmerie nationale a envoyé la Section de recherches de Dakar sur les lieux pour appuyer les enquêteurs de la Légion Sud.

Comment les victimes ont été exécutées
Les premières auditions des témoins et autres constatations sur les victimes ont permis au Lieutenant-colonel, Issa Diack, chef de la Section de recherches, et ses hommes de savoir que les victimes sont tombées dans une embuscade tendue depuis les premières heures du 6 janvier 2018.

Elles ont été ainsi regroupées, couchées par terre et sauvagement exécutées. Tous les blessés en mesure d’être entendus ont été auditionnés, de même que les parents des victimes décédées.

22 personnes interpellées
Pour les besoins de l’enquête, un médecin légiste de l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar a été requis pour procéder à l’autopsie des corps sans vie. Le résultat a permis de déterminer formellement les causes de la mort, les conditions dans lesquelles les victimes ont été exécutées, le calibre et le type d’armes utilisés, note la gendarmerie.

Le GIGN et la LGI entrent en jeu
Cette opération d’interpellation s’inscrit dans le cadre de l’enquête judiciaire en cours, note la gendarmerie. Elle a été menée sous la houlette de la légion de Gendarmerie Sud, par la Section de recherches appuyée par le Groupement d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) et la Légion de Gendarmerie d’Intervention (LGI), déployées à Ziguinchor la veille, par voie aérienne. Les unités de l’armée nationale, en manœuvre dans la zone, ont soutenu le bon déroulement de l’opération.

Les investigations se poursuivent pour faire la lumière sur cet ignoble massacre, soutient la gendarmerie.

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