Anniversaire du rappel à Dieu Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, l’infatigable serviteur de la famille d’El Hadji Malick Sy

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Incontestable serviteur de la famille d’El Hadji Malick Sy, le Khalif Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine a tiré sa révérence dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 septembre 2017 aux environs de 3 heures 30 minutes du matin. Tivaouane pleure toujours son plus grand régulateur social, qui a été inhumé devant la mosquée de Serigne Babacar Sy.

Dans la nuit du 21 au 22 septembre 2017, la nouvelle est tombée à Tivaouane comme un couperet. le Khalif Général des Tidjanes Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine Khalif Général des Tidjanes, tirait sa révérence, des suites d’une maladie. Il a été rappelé à Dieu dans sa chambre, la même qu’occupait son illustre père Serigne Babacar Sy. La situation était gérée en toute discrétion, mais le Khalif était très malade et depuis la fête de tabaski de cette année-là, il n’était pas sorti de sa chambre.

Le corps frêle avec l’usure de l’âge, Abdoul Aziz Sy « Al Amine » a toujours été la pierre angulaire de toute la charpente organisationnelle du gamou de Tivaouane, durant plus de 60 ans. Au-delà du Gamou, « Al Amine » le Serviteur a eu tous les jours de la semaine un agenda très chargé, car devant présider les ziaras, les mariages, les baptêmes, les décès, les poses de première pierre des mosquées jusqu’au règlement de problèmes de famille sans compter les missions particulières au nom de la Tarikha. Ainsi, plus de 60 ans durant, il est sans conteste resté l’infatigable serviteur de la famille d’El Hadji Malick Sy, le patriarche et grand propagateur de la confrérie tidjane au Sénégal. Dans l’accomplissement de cette tâche, il avait porté la parole des Khalifs Ababacar Sy son père, Abdoul Aziz Sy « Dabakh », Serigne Mansour Sy « Boroom Darayi » puis Serigne Cheikh Ahmed Tidjane Sy « Al Makhtoum », avant de lui succéder.

Cette position de porte-parole du Khalif depuis plus de 60 ans, a permis à Serigne Abdoul Aziz Sy « Al Amine » de côtoyer et de collaborer avec tous les Présidents de la République depuis l’indépendance du Sénégal et même avec l’administration coloniale qui s’impliquait effectivement dans la préparation du Gamou. Il s’est souvent rappelé le recours à la bougie pour éclairer le lieu de récitation du coran lors du gamou. C’est après que les colons ont commencé à mettre à la disposition de la famille des groupes électrogènes avant que la ville ne bénéficie finalement d’électricité.

« AL AMINE » AVAIT HOREUR DE MANGER SEUL

Abdoul Aziz Sy « Al Amine » était presque prédestiné à cette tâche car sa biographie se confond dans celle de son père Babacar Sy. En effet, pendant près de 15 ans, il était l’homme de confiance de Serigne Babacar Sy, qu’il ne quittait pas depuis l’ouverture des appartements du marabout jusqu’à leur fermeture. C’est pourquoi dans la famille, il maîtrise le plus la confrérie dans sa dimension sociale et spirituelle. Il a fait ses premières humanités dans la mémorisation et la récitation du Saint-Coran sous la conduite de Serigne Mama Lô.

Il a poursuivi ses études près de Serigne Cheikh Ahmed Tidjane et Serigne Mansour Sy avant de les parachever sous la conduite de Serigne Alioune Guèye, le seul savant, seul enseignant pluridisciplinaire de Tivaouane de l’époque et qui a été formé par El Hadji Malick Sy. Abdoul Aziz Sy « Al Amine s’emporte violemment dès que l’Islam et la tarikha sont attaqués de l’extérieur ou pervertis de l’intérieur. Sur le plan individuel, il a horreur du mensonge sous toutes ses formes et affiche le sourire dès que la grandeur de l’Islam et de la tarikha est mise en exergue. Il représente les vertus d’un grand talibé dans le sens de l’humilité.

Selon une source proche de son entourage, « Al Amine » avait horreur de manger seul et n’hésitait pas à partager le repas avec son chauffeur, ses talibés, son personnel de service, ses fils, etc. Il n’avait pas de goût culinaire particulier et de ce point de vue, il n’insistait jamais sur le repas qui doit être préparé. Abdoul Aziz Sy « Al Amine » était un véritable militant de la paix. C’est pourquoi, il ne ratait aucune occasion pour demander à la classe politique nationale à se retrouver autour de l’essentiel et travailler pour le développement du pays. Dès que la stabilité du pays est menacée par des conflits politiques internes, il n’hésitait pas à prendre son bâton de pèlerin pour éteindre les foyers de tension.
Mbaye SAMB

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