Amnistie Politique : Karim Wade et Khalifa Sall obtiennent leur indépendance le 04 Avril

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Le Palais a validé, le Parlement peaufine sa loi. Ainsi, les jours de supplice sont comptés pour Khalifa Sall, le plus célèbre prisonnier de Rebeuss et son compagnon d’infortune, Karim Wade. Si l’un fait ses bagages dans l’espoir d’obtenir son indépendance en ce début d’avril, l’autre s’affaire aux dernières affaires le concernant, avant de prendre le vol pour revenir au Sénégal. 

De sources informées de Kritik renseignent que le Président Macky Sall qui en avait fait la promesse, a décidé de battre le fer pendant qu’il est chaud. L’occasion de la fête de l’Indépendance est un bon prétexte pour satisfaire à cette demande devenue citoyenne. 

Seulement, pour ne pas froisser les démocrates et indisposer la justice, le pouvoir cherche à y mettre les formes et les officines du Parlement, avec Aymérou Gnigue, président du groupe parlementaire de la majorité, à la manœuvre, travaillent dans la procédure adéquate. 

Une loi d’amnistie devant conduire à la libération définitive et donc l’abandon des charges retenues contre Karim Wade ou encore l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall. Cette procédure, la plus aboutie pour gagner de la sympathie populaire, alors que le débat du troisième mandat est agité, serait bien en cours d’élaboration au parlement sénégalais, ce, dès la proclamation définitive des résultats. D’ailleurs, si le chef de l’Etat a sciemment omis le sujet durant sa sortie lors de laquelle il appelle au dialogue, c’était pour profiter du contexte de la fête du 4 Avril, et marquer l’histoire politique du pays sous son magistère. 

Les faits ont été confirmés par le député membre du Parti démocratique sénégalais (Pds), Cheikh Abdou Mbacké Bara Doly. Puis hier, par Thierno Lô qui a fait des révélations que le chef de l’Etat, devant témoin, lui a juré. “Il y a des députés au niveau de l’Hémicycle, dont je tairais les noms, qui m’ont demandé d’introduire une loi d’amnistie pour la libération de Karim Wade. Je suis en train de travailler sur ça, mais je pense que cela qu’après les élections locales”, confiait le turbulent député de Touba, connu pour sa proximité avec Pape Diop et Abdoulaye Wade. 

Le dossier a bien évolué depuis l’interview accordée peu avant la Présidentielle par Macky Sall à la chaîne France24. Le président sénégalais y disait qu’il était dans les dispositions d’amnistier Karim Wade et Khalifa Sall s’il est réélu à l’issue du scrutin du 24 février dernier qu’il a remporté dès le premier tour avec 58,27% selon la Commission nationale de recensement des votes (CNRV) confirmés par le Conseil constitutionnel. 

Mieux, le numéro un sénégalais a appelé ses opposants lors de la confirmation de sa victoire, au dialogue pour bâtir la maison Sénégal. Macky Sall avait alors invité ses prédécesseurs, les présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade autour de la table pour la circonstance. Aux dires des analystes, le Chef de l’Etat sénégalais venait ainsi de donner le signal pour une décrispation de l’espace politique. 

Depuis hier, la Guinée, soupçonnée de travail en coulisses pour permettre à Karim Wade d’avoir pied sur son sol avant le quitus de la justice, se signale à Doha, certainement pour les derniers réglages renseignent la source de Kritik. 

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