Amadou Ba, l’homme du Président à éliminer après les locales

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De tous les caciques du régime de Macky Sall, Amadou Ba est sans doute le plus prévisible, quand il s’agit de parler de ceux à qui l’opinion publique prête l’ambition de vouloir succéder au Président actuel.

L’homme n’évoque jamais le sujet. Ses actes parlent pour lui. Et sa démarche crédibilise chaque jour encore plus l’image de présidentiable qu’il se construit patiemment, stoïquement, en dépit de tous les actes que posent ses détracteurs pour le pousser à la faute politique.

Jamais impliqué dans des querelles de positionnement, il s’est imposé parmi les leaders d’envergure de l’APR et les derniers résultats de la Présidentielle ont conforté son influence déterminante, qu’il s’est bien gardée de revendiquer.

Aux côtés de la Première dame Marième Faye Sall, il aura démontré aussi bien son efficacité au plan politique, que sa prodigalité au plan matériel et financier.

Dakar a été remporté haut la main, et son cheminement avec l’épouse du Président durant la campagne électorale aura décuplé l’estime de cette dernière envers lui, et définitivement scellé une relation d’estime et d’amitié réciproques qui imposent désormais Amadou Ba dans le giron présidentiel.

Cela n’a pas eu l’heur de plaire à beaucoup d’adversaires du même camp que lui.

Abdoulaye Diouf Sarr a été l’un des grands perdants de cette montée en puissance d’Amadou Ba. Confiné dans son bastion étriqué de Yoff où désormais Moustapha Cissé Lo affublé d’Abdoulaye Ndour vient lui mordre les mollets, son influence est réduite. Sa tentative de revendiquer sa position de Patron de Dakar est vite devenu un pétard mouillé qui aura failli le couvrir de ridicule, s’il insistait dans cette voie.

La question est donc qui freinera Amadou Ba ? Il fait peur. Il est craint. L’étendue de son influence et son positionnement aussi bien dans la haute administration où il compte des alliés fidèles et surs que sur l’échiquier politique national a ému plus encore ceux qui le redoutaient pour ses moyens financiers colossaux.

Jusqu’à un Macky Sall pris d’envie, comme le fut un certain Louis XIV, devant son intendant Fouquet.

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