Ahmet Bachir Kounta, un monument de presse tire sa révérence !

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Après Sidy Lamine Niasse, la presse sénégalaise perd un de ses piliers avec le décès d’Ahmed Bachir Kounta. L’ancien journaliste sportif, sénateur et porte-parole de la famille religieuse de Ndiassane s’est éteint dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 janvier à l’hôpital militaire d’Ouakam, à l’âge de 82 ans, des suites d’une courte maladie. Avec la disparition de ce doyen de la presse sénégalaise et chroniqueur à la Rts, c’est une page riche d’une soixantaine d’années de vie professionnelle qui se tourne.
Ahmed Bachir Kounta n’est plus. Le doyen des journalistes chroniqueurs est décédé dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 janvier à l’hôpital militaire d’Ouakam. Rappelé à Dieu à l’âge de 82 ans, des suites d’une courte maladie, il sera inhumé ce vendredi 18 janvier dans la cité religieuse de Ndiassane, fondée en 1883 par son grand-père Cheikh Mouhamad Bou Kounta.
 
 La levée du corps est prévue dans la matinée à la morgue de l’hôpital Principal. Avec sa disparition, c’est une soixantaine d’années de vie des médias qui se referme. Homme d’une grande érudition et de culture, Ahmed Bachir Kounta est transversal. Saint-Louisien, du quartier Sud de la ville de Saint Louis qui l’a vu naître en 1937, où il fera aussi ses humanités, il a très tôt intégré le monde de médias. Il a d’abord commencé sa carrière de journaliste en tant que reporter sportif à la station régionale de Saint-Louis, puis à la maison-mère de Radio Sénégal, ancêtre de l’Orts et de la Rts. Dans les années 60, à côté d’Alassane Ndiaye «Allou», Ahmed Bachir Kounta fait figure de précurseurs de la presse sportive sénégalaise et devient l’une des voix de la radio, à coté Pathé Fall Diéye, Magib Sène, entre autres piliers du journalisme sportif. Ce, après avoir guidé un peu plutôt à Saint Louis, les pas d’Alioune Badara Diagne «Golbert» et Abdoulaye Diaw, des grands noms du reportage sportif aux premières années de l’indépendance du Sénégal. Cet aspect de sa vie professionnelle était d’ailleurs en parfaite symbiose avec sa personnalité religieuse qu’il incarnait. 
 
A côté de sa ville natale de Saint-Louis, sa vie et son parcours sera marqué par son séjour dans la demeure appelé «Ndiassane» aux côtés de sa tante parternelle Sokhna Maréme Kounta, épouse du vénéré Serigne Babacar Sy. Ce qui se traduira aussi par sa bonne intégration dans toutes les familles religieuses du Sénégal. Sous les présidents Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, le journaliste est désigné comme l’interprète attitré des discours solennels à la nation et des grands évènements et fêtes nationales. En plus de son appartenance au foyer des «Kuntiyou» de Ndiassane, dont il fut pendant plusieurs années le porte-parole, Ahmed Bachir Kounta a inspiré, participé à la formation des plusieurs génération d’homme de médias. 
 
Par sa simplicité presque légendaire, sa piété, sa pondération, il est présenté comme un «modèle». Orfèvre de la plume, doublé d’une bonne maîtrise de la langue wolof, il animait en même temps des émissions religieuses et s’illustrait par sa grande érudition, aussi bien par sa maîtrise des sciences islamiques qu’une parfaite connaissance des subtilités des langues arabe, française et wolof. L’homme n’hésitait pas exprimer ses convictions et jouait un rôle de médiateur. Comme l’atteste les messages de paix qu’il faisait passer quotidiennement à la Rts, lors des présentations du journal en langue wolof et à la veille de la présidentielle de 2018. 
 
Sous le magistère du président Abdoulaye Wade, Ahmed Bachir Kounta a été nommé sénateur. Un poste qu’il a occupé jusqu’à la dissolution de cette institution. La levée du corps est prévue ce matin à 9 heures à l’hôpital Principal de Dakar avant l’inhumation à Ndiassane, après la prière du vendredi. En cette circonstance, le Groupe Sud Communication présente ses sincères condoléances à la famille éplorée, la Ummah et à la grande famille des professionnels des médias. 
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