Abdoulaye Baldé doute des accusations de Adji Sarr à l’encontre de Ousmane Sonko

0
170
Advertisement

Abdoulaye Baldé, leader politique proche du pouvoir et ancien commissaire à la Division des investigations criminelles (DIC) a exprimé son doute sur les accusations de «viol avec armes à feu et menaces de mort» de la jeune masseuse de 21 ans, Adji Sarr, à l’encontre de Ousmane Sonko, principal opposant à Macky Sall.

A la question de savoir s’il est convaincu des accusations de Adji Sarr, le maire de Ziguinchor n’a pas hésité à répondre. « Dans ce que j’en sais, je suis un peu dubitatif, je doute. On ne m’a pas encore donné des éléments probants qui me disent que vraiment les choses se sont passées (comme ça). Il y a une supputation. Chacun en a parlé. On est pas encore allé au fond des choses».

Publicité

L’ancien commission d’ajouter : « Dans mon intuition d’enquêteur, il y a peut être des non dits. Parce que les éléments qui constituent un viol sont matériels et physiques. Jusqu’à présent, je suis un peu dubitatif. Je ne condamne ni l’un ni l’autre. J’attends de voir les éléments probants qui prouveront la culpabilité et il faut aussi respecter la présomption d’innocence».

Pour Abdoulaye Baldé qui s’exprimait à l’émission Grand Jury de la RFM,  «quand on est dans le domaine politique, pour accuser quelqu’un de façon irréfutable, il faut avoir des éléments qui peuvent assoir ce qu’on avance, sinon ça va donner l’idée ou le sentiment d’une injustice et cela n’est pas bon pour la stabilité du pays».

En février dernier, l’opposant Ousmane Sonko a été accusé de «viol avec arme à feu et menaces de mort» par Adji Sarr, jeune masseuse de 21 ans. L’affaire a été aussi marquée par des évènements malheureux (violences, affrontements entre ses militants et les forces de l’ordre, occasionnant près d’une quinzaine de morts). Le 8 mars, Ousmane Sonko a été placé sous contrôle judiciaire par le Doyen des juges, feu Samba Sall. 

Depuis le décès de ce dernier, le dossier n’a pas été soulevé. Vendredi, les avocats du leader politique ont saisi le juge d’une lettre pour demander l’ouverture du dossier et une audition sur le fond.

Pub