Le quotidien sénégalais, faudrait-il qu’on en parle ! (Par Abdoul Aziz Gueye)

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Aux regards de tous, nous associons notre réflexion sur le vécu du résident du pays ” de la teranga”.Faut-il toujours l’appeler pays de paix ? Oui car étant un peuple sans guerre.Eh bien si la paix intérieure qui soulage l’âme en l’octroyant une espérance de vie, la possibilité de dormir sans être sous la menace de quiconque ou de quoi que ce soit ; Cette paix qui offre la sécurité sociale, qui offre la possibilité de s’exprimer en tant que sénégalais et non en tant que personne soumise au pouvoir étatique, bref cette paix qui offre la tranquillité mentale ; je dirai que même si on assimile ce pays en un État de paix, il n’en est pas un modèle.- L’insécurité sociale et l’économie : le manque d’emploi règne dans ce pays.

L’insécurité et le taux de chômage s’accroîent de jour en jour.Presque chaque mois nous entendons des assassinats et des agressions et même d’enlèvement d’enfants. Et pourtant dit-on l’armée sénégalaise est une des meilleures en Afrique. Cela n’est-il pas un fruit de négligence et de mauvaise politique de sécurité sociale.

À cela s’ajoute la hausse du chômage.Selon l’organisation internationale du Travail (OIT) le Sénégal est le troisième pays le plus touché par le chômage avec 48% derrière la Syrie et le Burkina Faso.Avec ce chiffre que dire de notre émergence si ce n’est que théorique, ou tout simplement illusion. Les diplômés sans emploi que faire d’eux. Une idée peut-être ? L’auto entreprenariat, une chose importante. Malheureusement avec ce moyen le petit entrepreneur sénégalais se voit anéanti par l’État en tout simplement haussant les taxes et impôts en lieu de favoriser et d’établir des politiques d’accompagnements.

Conséquences, l’immigration clandestine !Une chanson disait ” la mer est belle malgré mon jeune âge” Oui parce que tout simplement la mer est dangereuse. Elle tue. Trop de jeunes périssent en mer pas parce qu’ils se sont découragés de cette vie, non mais parce que leur quotidien est juste menacé. Vouloir dormir et ne pas pouvoir le faire, vouloir manger et sans pouvoir le faire, vouloir se vêtir et sans pouvoir le faire, tout cela parce que le revenu ne permet pas.- La politique : pratiquée d’une autre manière au Sénégal, la politique s’illustre plus que jamais comme un métier pour nombreux parmi ceux qui le pratiquent. On assiste à ce que je pourrais appeler une “conquête mentale” même en dormant le petit sénégalais rêve d’un débat politique.

Suivre un leader, crier son nom devant tout le monde et partout en guise de récompense. Et ce leader au lieu de faire preuve de modestie et de compatissance, se prend comme un roi et sort une somme pas pour donner mais plutôt pour gagner la confiance du partisan. Dans mon pays les gouvernants, en lieu et place d’établir des stratégies de développement, souhaitent établir des règles pour mieux gérer leurs postes et de promouvoir leurs partis politiques. Ainsi le Sénégal au cœur devient peut-être ” Notre parti au cœur”.- Éducation : “Armez-vous du savoir jusqu’au dents” disait Cheikh Anta Diop. L’éducation est un des moyens qui mène vers le savoir. Le Sénégal étant un petit pays peine toujours à résoudre les problèmes liés à l’éducation.

Les corps enseignants par le biais de leurs syndicats réclament toujours leur dû faute de promesses non tenues. Conséquences, des grèves sans limites L’enseignement supérieur sénégalais est à un niveau très bas. L’État n’arrive pas à régler le problème des étudiants qui réclament toujours(des salles de classes, des conditions adéquates, des bourses, etc.)sans parler des bacheliers non orientés ou qui sont envoyés dans les privés et qui sont menacés d’expulsion.

Le quotidien sénégalais demeure critique même si certains arrivent à satisfaire leur vécu, d’autres meurent dans les océans, d’autre de la famine et d’autre et de l’insécurité. Nous souhaitons un Sénégal meilleur fondé sur une démocratie juste et une” taranga ” adouci.

Gueye Abdoul Aziz n’est point une illustration d’une prise de position ,mais juste une description de mon quotidien.